Après 19 ans d’interruption, le Salon international de la pièce de rechange, des équipements et des services industriels revient à Tunis du 17 au 20 novembre 2026. Avec plus de 15 000 participants espérés et environ 1 000 rencontres B2B envisagées, l’événement entend soutenir les ambitions internationales des entreprises tunisiennes, notamment en Afrique.
Le retour du Salon international de la pièce de rechange, des équipements et des services industriels (SAPRI) pourrait constituer une nouvelle occasion de développer les relations commerciales entre industriels tunisiens et partenaires étrangers.
Prévue au Parc des expositions du Kram, cette dixième édition intervient après une interruption de 19 ans, selon Noureddine Guizani, directeur général du Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME), cité le 8 octobre par Express FM.
Les organisateurs ambitionnent d’attirer plus de 15 000 participants et de faciliter environ 1 000 rencontres professionnelles bilatérales. Ces chiffres constituent des objectifs, et non des résultats déjà enregistrés.
La sous-traitance tunisienne à la recherche de nouveaux débouchés
Au-delà de l’exposition d’équipements, le SAPRI entend favoriser les relations entre fabricants, fournisseurs, prestataires de services et donneurs d’ordres.
L’enjeu économique concerne particulièrement les entreprises tunisiennes des industries mécaniques et électriques, dont les capacités de production et les compétences techniques pourraient être proposées à de nouveaux partenaires.
Le salon couvrira notamment la maintenance industrielle, l’usinage des pièces de rechange, l’ingénierie, les technologies de contrôle et l’industrie 4.0.
Pour les PME, les rencontres B2B pourraient faciliter l’identification de clients, la recherche de partenariats techniques et l’accès à des réseaux commerciaux internationaux.
L’Afrique, un marché à explorer davantage
La dimension africaine occupe une place particulière dans les ambitions affichées par le CETIME.
Des délégations de Mauritanie, du Cameroun, du Mali, du Congo, de Libye et d’Algérie sont notamment attendues, aux côtés de représentants européens et asiatiques.
Cette diversité pourrait permettre aux entreprises tunisiennes d’examiner des possibilités de coopération industrielle dépassant leurs relations commerciales habituelles.
Reste toutefois une question essentielle : ces contacts déboucheront-ils sur des commandes, des accords de sous-traitance ou des partenariats durables ?
À ce stade, aucun objectif chiffré de contrats ou de recettes supplémentaires n’est documenté.
La réussite économique du SAPRI 2026 se mesurera donc moins à l’affluence annoncée qu’à la capacité des entreprises participantes à transformer les rencontres en relations commerciales concrètes.


