L’introduction en Bourse de la Compagnie des transports par pipelines au Sahara (TRAPSA) n’est actuellement pas envisagée, a affirmé le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Cette éventualité est exclue en raison de la spécificité de l’entreprise, de son rôle stratégique et de la nécessité de garantir la continuité du service public ainsi que la sécurité de l’approvisionnement énergétique national.

Cette précision ressort d’une réponse écrite adressée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie au président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), en réponse à une question de la députée Fatma Mseddi sur la gouvernance, la rentabilité et la situation financière de la société.

Régie par la convention tuniso-française de 1958 et la loi de 1985, la TRAPSA est une entreprise publique de catégorie « A » spécialisée dans le transport, le stockage et le chargement de pétrole brut, ainsi que dans les services pétroliers et maritimes. Son modèle économique repose sur des contrats et des tarifs périodiquement révisés afin de tenir compte de l’évolution des coûts d’exploitation et des indicateurs économiques, plusieurs accords ayant récemment fait l’objet de mises à jour.

Dans le cadre du plan de développement 2026-2030, la société prévoit une importante opération de modernisation de ses infrastructures. Le programme porte notamment sur la maintenance du pipeline, des équipements maritimes et des installations de stockage, ainsi que sur la construction de deux nouveaux bassins d’une capacité respective de 35000 m³ et de 5000 m³. Ces investissements seront également consacrés au renforcement des dispositifs de sécurité, à la protection de l’environnement, à la digitalisation des activités et au contrôle public des opérations, a indiqué le ministère.