Le marché automobile de l’Union européenne a progressé de 5,3 % entre janvier et août 2026. Derrière cette hausse, la transformation des motorisations s’accélère : les voitures 100 % électriques représentent désormais 21,7 % des nouvelles immatriculations, soit la même part que l’essence.

Le marché automobile européen poursuit sa progression, mais sa composition change beaucoup plus vite que son volume. Entre janvier et août 2026, les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne ont augmenté de 5,3 % par rapport à la même période de 2025.

Les chiffres publiés le 24 septembre par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) montrent surtout l’accélération de l’électrification du parc neuf.

L’électrique atteint 1,64 million d’immatriculations

Au cours des huit premiers mois de l’année, 1 641 333 voitures électriques à batterie (BEV) ont été immatriculées dans l’UE. Elles représentent désormais 21,7 % du marché, contre 15,8 % un an auparavant.

La progression est particulièrement forte en France, avec une hausse de 74,2 % des immatriculations électriques, et en Allemagne, où elles augmentent de 53,1 %. Le Danemark affiche une croissance de 40,9 % et la Belgique de 13,1 %.

Les hybrides classiques restent cependant la première motorisation du marché européen. Avec 2 759 718 immatriculations, ils représentent 36,6 % du marché. L’Espagne (+21 %) et l’Italie (+20,5 %) figurent parmi les grands marchés où leur progression est la plus marquée.

Les hybrides rechargeables poursuivent également leur avancée : 758 082 unités ont été immatriculées entre janvier et août, portant leur part de marché à 10 %, contre 8,8 % sur la même période de 2025.

L’essence recule à 21,7 %

Le mouvement inverse se poursuit pour les motorisations traditionnelles. Les immatriculations de voitures à essence ont chuté de 18,6 %, à 1 634 733 unités.

Leur part du marché européen tombe ainsi à 21,7 %, contre 28 % un an plus tôt. En volume, les voitures électriques à batterie dépassent donc légèrement les modèles à essence sur les huit premiers mois de 2026.

Le diesel poursuit lui aussi son recul. Ses immatriculations diminuent de 18,6 % et ne représentent plus que 7,3 % du marché, contre 9,4 % un an auparavant.

Au total, essence et diesel ne pèsent plus ensemble que 29 % des nouvelles immatriculations européennes, contre 37,5 % sur la même période de 2025.

Chiffres clés

  • +5,3 % : progression des immatriculations de voitures neuves dans l’UE
  • 21,7 % : part de marché des voitures électriques à batterie
  • 1 641 333 : immatriculations de voitures électriques
  • 36,6 % : part des hybrides classiques
  • 10 % : part des hybrides rechargeables
  • 29 % : part cumulée de l’essence et du diesel