Avec un score moyen de 766 sur 990, la Tunisie affiche la sixième valeur la plus élevée parmi les pays d’origine figurant dans les statistiques TOEIC Listening & Reading 2025. Elle devance le Maroc et l’Algérie, mais ce résultat ne mesure pas le niveau d’anglais de l’ensemble de la population tunisienne.

La Tunisie se distingue dans le rapport 2025 d’ETS avec un score moyen de 766/990. Cinq pays affichent une moyenne supérieure : l’Allemagne, le Liban, la Belgique, l’Italie et l’Inde. Le Maroc obtient 717, contre 713 pour l’Algérie.

Parmi les pays et territoires africains présents dans le tableau publié par ETS, la Tunisie enregistre ainsi la moyenne la plus élevée.

Un classement à périmètre limité

Cette performance doit toutefois être interprétée avec précaution. Le rapport porte sur les personnes ayant passé le TOEIC Listening & Reading et renseigné le questionnaire associé. Il ne repose pas sur un échantillon représentatif de la population de chaque pays.

Le tableau ne retient en outre que les pays atteignant un seuil d’environ 500 candidats. Il serait donc abusif d’en conclure que la Tunisie possède le sixième meilleur niveau d’anglais au monde ou que ce résultat mesure la performance du système éducatif national.

Autre limite : ETS classe les candidats selon leur pays d’origine déclaré, qui ne correspond pas nécessairement au pays dans lequel le test a été passé.

Un signal intéressant pour les entreprises

Le résultat conserve néanmoins un intérêt économique. Le TOEIC évalue des compétences de compréhension de l’anglais oral et écrit dans des contextes notamment professionnels.

Pour les entreprises tunisiennes actives dans les services exportables, les technologies ou le tourisme, le score de 766 constitue donc un signal intéressant sur une population de candidats exposée à ce type d’évaluation internationale.

Il ne démontre cependant pas l’existence d’un avantage linguistique généralisé sur le marché du travail. Le rapport ne fournit ni effectif tunisien détaillé dans ce tableau, ni ventilation des scores par métier ou secteur.

La vraie question est donc moins celle du rang que de sa portée : dans quelle mesure cette performance observée chez les candidats au TOEIC reflète-t-elle un vivier plus large de compétences professionnelles en anglais en Tunisie ?