Donald Trump a profité de la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies pour défendre sa politique étrangère et adresser une menace directe à l’Iran. Ukraine, intelligence artificielle et Cour pénale internationale ont également marqué son intervention.

Donald Trump a placé l’Iran au centre de son discours devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, le 22 septembre à New York. Pendant environ 37 minutes, le président américain a défendu l’action de Washington et exposé une politique étrangère combinant pression militaire, négociation et affirmation de la souveraineté américaine.

L’Iran entre menace et négociation

Sept mois après l’entrée des États-Unis dans la guerre contre l’Iran, Trump a justifié son choix en affirmant avoir empêché Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. Il a surtout durci son avertissement, allant jusqu’à évoquer l’« anéantissement » de la République islamique en l’absence d’accord.

Cette menace s’accompagne toutefois d’une ouverture. Trump a déclaré penser qu’un accord pourrait intervenir après les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Il a aussi appelé les autres pays à accentuer la pression économique sur Téhéran.

La crise dépasse le seul terrain militaire. L’ONU souligne l’importance du détroit d’Ormuz et des prix du pétrole dans ses répercussions internationales.

Ukraine, IA et institutions internationales

Sur l’Ukraine, Trump a déclaré que Washington travaillait avec les dirigeants russes et ukrainiens et estimé qu’un règlement pourrait intervenir plus rapidement que beaucoup ne l’imaginent. Cette perspective reste une déclaration présidentielle, et non l’annonce d’un accord.

Le président américain a également abordé l’intelligence artificielle, annonçant privilégier l’expression « super intelligence » et réaffirmant son opposition aux restrictions susceptibles, selon lui, de freiner son développement.

Trump a enfin attaqué la Cour pénale internationale, appelant ses États membres à s’en retirer, et défendu une ligne dure contre les cartels.

Son intervention dessine une doctrine claire : les États-Unis restent présents dans les enceintes multilatérales, mais Washington entend y défendre prioritairement ses intérêts, en combinant négociation, pression économique et démonstration de puissance.

Site : ONU