Une alerte lancée à Manouba sur la disponibilité des tomates soulève une question plus large : les superficies consacrées aux tomates et aux poivrons ont-elles diminué en 2026 dans les principaux bassins de production tunisiens ? À ce stade, aucune pénurie nationale ne peut être déduite de cette seule déclaration.

Le signal vient de Manouba. Abdallah Sahraoui, président de l’Union régionale de l’agriculture de Manouba, alerte, selon les éléments transmis au Radar WMC, sur une disponibilité déjà réduite des tomates. Il estime que la situation pourrait devenir très difficile à partir de novembre.

Cette déclaration constitue un signal à surveiller, pas une prévision certaine de pénurie à l’échelle nationale.

La superficie, première donnée à obtenir

Pour déterminer la portée du phénomène, la priorité est désormais de documenter l’évolution des superficies consacrées aux tomates et aux poivrons en 2026.

L’enquête doit partir de Manouba et être étendue à Nabeul, Béja, Kairouan et Sidi Bouzid, ainsi qu’aux autres zones maraîchères concernées. La comparaison avec la campagne précédente permettrait d’établir si une éventuelle contraction est locale ou touche plusieurs bassins de production.

À ce stade, ces données territoriales ne figurent pas dans le corpus disponible.

Superficies, rendements, volumes et prix

La superficie ne constitue toutefois qu’un premier indicateur. Une réduction des surfaces cultivées ne signifie pas automatiquement une baisse équivalente de la production. Les rendements et les volumes effectivement récoltés doivent également être établis.

Le troisième indicateur sera celui des prix. Leur évolution permettrait de rechercher si une éventuelle tension sur l’offre commence à se transmettre au marché, sans présumer de causalité avant vérification.

C’est le croisement de ces données qui permettra de mesurer la portée réelle du signal venu de Manouba.

L’enjeu des prochaines semaines est donc moins de prédire une pénurie que de construire une cartographie précise de la campagne maraîchère 2026 : combien d’hectares ont été consacrés aux tomates et aux poivrons, dans quels gouvernorats, avec quels rendements et quels volumes ?

Sans ces éléments, novembre reste un horizon d’alerte avancé par un responsable agricole, et non le calendrier établi d’une pénurie nationale.

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