- L’Union européenne prépare un nouveau cadre de protection des mineurs en ligne. Selon un document de la Commission consulté par Reuters, l’accès autonome aux réseaux sociaux, plateformes vidéo, jeux en ligne et chatbots IA ne serait possible qu’à partir de 15 ans.
Bruxelles veut renforcer les règles encadrant l’accès des enfants aux services numériques. Le futur EU Kids Act prévoirait un régime gradué selon l’âge, tout en imposant de nouvelles obligations aux entreprises technologiques.
Dans la version du projet consultée par Reuters, les adolescents de 13 et 14 ans pourraient disposer de comptes sur les réseaux sociaux et plateformes vidéo, mais sous supervision parentale. À partir de 15 ans, ils pourraient créer et gérer leurs comptes de manière autonome.
Pour les enfants de 3 à 12 ans, le dispositif prévoirait des services adaptés à leur âge et placés sous un contrôle parental plus strict. L’objectif affiché est de réduire l’exposition aux contenus préjudiciables et aux mécanismes susceptibles d’encourager une utilisation excessive des plateformes.
Les plateformes davantage responsabilisées
Le projet ne se limiterait pas à fixer des seuils d’âge. Les entreprises devraient également agir contre certaines formes de conception addictive, proposer des outils simples de signalement des contenus nuisibles et mettre en place des contrôles parentaux efficaces.
La vérification de l’âge deviendrait ainsi un élément central du dispositif. Les entreprises concernées devraient aussi contribuer financièrement au coût de la supervision du système.
Cette initiative prolonge les travaux du panel européen sur la sécurité des enfants en ligne, dont le rapport final a été présenté en juillet 2026. Celui-ci recommandait une approche européenne commune et des usages des services numériques adaptés à l’âge.
Une prudence reste toutefois nécessaire. Le texte définitif n’a pas encore été publié et une autre source spécialisée indiquait le 14 septembre que le choix entre un seuil de 13 ou 15 ans faisait encore l’objet de discussions.
Le Kids Act devra ensuite obtenir l’approbation des États membres et du Parlement européen avant de pouvoir devenir une règle applicable.


