L’Italie autorise 164 850 entrées de travailleurs étrangers en 2026. Pour la Tunisie, l’attention se déplace désormais des quotas vers les recrutements effectifs : plusieurs offres publiées début septembre par ANETI International, notamment dans le transport public, donnent une traduction concrète au corridor de mobilité professionnelle entre les deux pays.

Dix conducteurs d’autobus recherchés à Trieste, un contrat de douze mois et une rémunération annuelle brute annoncée entre 23 000 et 30 000 euros. L’offre publiée le 8 septembre par ANETI International illustre le passage progressif des accords institutionnels aux opportunités d’emploi directement accessibles aux candidats tunisiens.

Les postulants doivent notamment disposer du permis D et justifier d’un niveau d’italien A1 au minimum. La date limite de candidature est fixée au 13 septembre. Deux autres offres destinées à des conducteurs d’autobus avaient déjà été publiées les 4 et 7 septembre pour Pordenone et Udine.

164 850 entrées prévues en Italie

Ces recrutements interviennent dans le cadre du programme italien des flux de travailleurs étrangers pour 2026-2028. Pour la seule année 2026, Rome a fixé un plafond de 164 850 entrées, dont 76 200 pour le travail salarié non saisonnier, 88 000 pour le travail saisonnier et 650 pour le travail autonome.

Le transport figure parmi les secteurs éligibles aux recrutements non saisonniers, aux côtés notamment de la construction, du commerce, de l’hôtellerie-restauration, de l’industrie et de certains services.

Les principaux « click days » italiens ont déjà eu lieu au début de l’année. Les demandes peuvent néanmoins continuer à être déposées jusqu’au 31 décembre 2026 lorsque les quotas correspondants restent disponibles.

Un objectif de 4 000 Tunisiens par an

La Tunisie bénéficie parallèlement d’un accord bilatéral conclu avec l’Italie en 2023. Celui-ci prévoit le recrutement de 4 000 travailleurs tunisiens non saisonniers par an, soit un objectif de 12 000 sur trois ans.

Ce chiffre doit toutefois être interprété avec prudence. Il ne constitue pas une enveloppe de 4 000 places ajoutée automatiquement aux quotas italiens. Dans la programmation 2026, la Tunisie appartient à un groupe de pays disposant d’accords migratoires avec Rome, intégré à une enveloppe collective de 25 000 entrées non saisonnières.

Les données publiques disponibles ne permettent pas encore de déterminer combien de Tunisiens ont effectivement été recrutés en 2026 au titre de l’accord bilatéral.

Les chiffres clés

  • 164 850 entrées de travailleurs étrangers autorisées en Italie en 2026
  • 76 200 emplois salariés non saisonniers
  • 88 000 emplois saisonniers
  • 650 travailleurs autonomes
  • 4 000 Tunisiens par an prévus par l’accord bilatéral
  • 25 000 places dans l’enveloppe 2026 concernant les pays déjà liés à l’Italie par des accords migratoires
  • 10 postes de conducteurs proposés à Trieste le 8 septembre
  • 13 septembre 2026 : date limite annoncée pour candidater à cette offre

À surveiller

Le véritable indicateur sera désormais moins le volume des quotas annoncés que leur transformation en contrats, départs et prises de poste. Les prochaines offres ANETI, le nombre de recrutements tunisiens effectivement réalisés et d’éventuelles redistributions de quotas italiens en fin d’année permettront de mesurer la portée réelle du dispositif.