La chanteuse tunisienne Amina Fakhet a marqué lundi soir son retour au Festival international de Carthage après huit ans d’absence, lors d’un concert au théâtre romain à guichets fermés.
La diva de la chanson tunisienne était accompagnée par des membres de la Troupe nationale de musique, associés à des musiciens algériens sous la direction du maestro Youssef Belhani.
Devant un public intergénérationnel venu assister à ces retrouvailles attendues, l’artiste a ouvert la soirée par un tableau chorégraphique conçu par sa fille, Malika Ouij, avant d’interpréter un répertoire mêlant ses classiques à de nouveaux titres. Elle a notamment repris ses succès emblématiques comme “Soltan Hobbak” et “Wala Marra”, tout en dévoilant de nouvelles compositions telles que “Mazal Badri”, “Ahou Jani”, “Jorh El Majarih” et “Techbeh El Sokkar”.
Fidèle à son style scénique, Amina Fakhet a accompagné ses interprétations de mouvements dansés et d’interactions directes avec la troupe chorégraphique et l’orchestre, démontrant sa vitalité tout au long de la représentation.
Sur le plan vocal, la chanteuse a démontré sa maîtrise technique et l’étendue de son registre, interprétant plusieurs passages réputés difficiles qui ont jalonné sa carrière. Au-delà de la performance technique, l’artiste s’est appuyée sur sa présence scénique habituelle pour raviver le lien de fidélité avec les spectateurs.
La danse a occupé une place centrale tout au long de la soirée. Au cours de la représentation, Amina Fakhet a mis à l’honneur sa fille sur le devant de la scène pour saluer le public et lui confier la présentation individuelle des membres de la troupe chorégraphique qui l’accompagnait.
Avant la fin du concert, Amina Fakhet a évoqué la production de ses nouveaux titres, citant notamment ses collaborations avec les compositeurs Mohamed Lassoued, Ahmed Majri et Mohamed El Wafi.
Huit ans après sa dernière apparition à Carthage, ce retour au théâtre romain s’est inscrit dans la continuité d’une relation de long terme avec son public tunisien, associant la reprise de son répertoire classique à la présentation de nouvelles compositions musicales et chorégraphiques.



