Le bilan d’énergie primaire fait apparaître, à fin juin 2026, un déficit de 3,1millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) enregistrant, ainsi, une hausse de 10% par rapport à fin juin 2025, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié, vendredi, par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation, s’est situé à 34% à fin juin 2026 contre 38% à fin juin 2025.

Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 27% à fin juin 2026 contre 29% à fin juin 2025.

Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 1.6 Mtep à fin juin 2026, enregistrant, ainsi, une baisse de 8% par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette diminution est due principalement à la diminution de la production nationale du pétrole brut, du gaz naturel et de GPL.

Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 73% de la totalité des ressources d’énergie primaire. La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 5% des ressources primaires.

A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une baisse de 27% à fin juin 2026 par rapport à fin juin 2025.

La demande d’énergie primaire a enregistré entre fin juin 2026 et fin juin 2025 une hausse de 3%. La demande de gaz naturel a enregistré une baisse de 2% entre fin juin 2025 et fin juin 2026, tandis que celle des produits pétroliers a augmenté de 7% durant la même période.

Par ailleurs, la production d’électricité à partir des sources d’énergie renouvelables a progressé de 57%.

La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement. En effet, la part de la demande des produits pétroliers a affiché une légère hausse, passant de 49 % à 51% entre fin juin 2025 et fin juin 2026.

En revanche, la part du gaz naturel a diminué, de 50 % à fin juin 2025 à 47 % à fin juin 2026.

À l’inverse, la part de l’électricité primaire a augmenté, passant de 1% à 2 % sur la même période, a fait savoir la même source.