Le projet de long-métrage tunisien Plague (Balaa) du réalisateur Youssef Chebbi fait partie de la sélection officielle pour la 14e édition de l’atelier professionnel Final Cut in Venice (FCV), selon le site officiel de la Biennale de Venise.

Le programme d’aide à la post-production est organisé dans le cadre du Venice Production Bridge du 83e Festival International du Film de Venise prévu du 2 au 12 septembre 2026.

L’atelier, qui se déroulera du 6 au 8 septembre 2026 au Lido de Venise, est destiné à soutenir les étapes de finition et d’accès au marché pour les films issus de pays africains et de pays du Moyen-Orient.

Plague est le deuxième long-métrage de fiction de Youssef Chebbi après Ashkal (2022), lauréat de l’Etalon d’or du Yennenga, du Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou (Fespaco) en 2023. Ce thriller politique est produit par Blast Film (Tunisie) et Supernova Films (France), en coproduction avec le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Slovénie.

Doté d’un budget global de 1 063 332 euros, le projet a été tourné dans la région de Tozeur. L’intrigue se déroule dans une palmeraie du désert tunisien et suit deux frères jumeaux confrontés à l’apparition d’un insecte parasite destructeur, le charançon rouge, introduit dans le pays en 2010.

Le film sera présenté à Venise à des distributeurs, programmateurs et responsables de fonds internationaux.

La Tunisie a été représentée au sein de cette plateforme industrielle au cours des précédentes éditions. En juillet 2021, lors de la 9e édition, la fiction Under The Fig Trees (Sous les figues) de la réalisatrice Erige Sehiri avait été retenue parmi six projets en cours de réalisation. En septembre 2023, à la 11e édition, le projet de film documentaire Soudan, Quand les poèmes s’effondrent de la cinéaste Hind Meddeb avait obtenu plusieurs prix de soutien à la post-production et à la distribution décernés par les partenaires de l’atelier.

Pour cette 14e édition, six films en phase de production ont été sélectionnés au total. Outre le projet tunisien, la liste comprend des œuvres en provenance du Maroc (Eldorado, le goût du sud d’Alaa Eddine Aljem), de l’Algérie (Jeudi moins le quart de Sofia Djama), de la Jordanie (Occupational Hazards de Bassel Ghandour), de l’Éthiopie (Mehal Sefari d’Abraham Gezahagne) et de la République Démocratique du Congo (Madi Makambu de Machérie Ekwa Bahango).

Les projets en compétition se disputeront plusieurs allocations et prix en nature fournis par des laboratoires et institutions partenaires, ainsi que le Prix de la Biennale de Venise doté d’un montant de 10 000 euros destiné au meilleur film en post-production.