Le Village des langues de Rejich, niché dans le gouvernorat de Mahdia, a ouvert, mardi soir, ses portes à une expérience hors du commun.
Cinquante enseignants venant des différentes régions du pays ont rejoint le deuxième camp d’été de l’Association tunisienne des initiatives pédagogiques (ATIP), placé sous le signe : « Parcours d’intelligence artificielle dans le domaine éducatif : de zéro à la maîtrise ».
La session court jusqu’au 14 août en partenariat avec l’Agence nationale de la sécurité informatique.
Avant même l’ouverture du camp, chaque candidat a subi une évaluation de ses compétences. Ceux qui accusaient un retard ont bénéficié de séances de mise à niveau ciblées.
L’objectif : que tous partent du même pied, a précisé la présidente de l’ATIP, Wided Rezgui, dans une déclaration accordée à l’agence TAP.
Sur le fond, le programme est riche et varié. On y trouve un atelier intitulé « De l’ingénierie de la pensée à l’ingénierie des prompts ».
Suivront d’autres modules dédiés à la création de vidéos pédagogiques par IA, à la conception de sites web, aux jeux éducatifs numériques, aux chatbots et applications intelligentes, et enfin à un atelier intitulé « Un enseignement sécurisé pour un avenir intelligent ».
Un volet baptisé « Innovations pédagogiques » complète le tableau.
Derrière cette initiative, une urgence bien réelle. « L’intelligence artificielle génère une nouvelle application toutes les 19 minutes environ », a alerté Rezgui.
Ne pas former les enseignants aujourd’hui, c’est les condamner à enseigner avec les outils d’hier.
Née en 2020, au cœur de la pandémie de Covid-19, L’ATIP a bâti son modèle sur la formation à distance en IA et en numérique.
Bilan à ce jour : près de 10 000 bénéficiaires. Le camp de Rejich n’est qu’une étape de plus dans cette montée en puissance.


