Les Tunisiens résidant à l’étranger constituent une « richesse nationale » et un « capital humain » doté de compétences et d’expertises internationales, a affirmé ce jeudi le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar.
“Les relations avec la diaspora ne se limitent pas aux simples transferts financiers mais en font un partenaire essentiel du développement national”, a-t-il souligné, en marge de la clôture de la conférence régionale du troisième district.
Dans une déclaration à l’Agence Tunis-Afrique-Presse (TAP), Lahmar a reconnu que la lourdeur administrative affecte les Tunisiens résidant à l’étranger, principalement en raison du décalage entre le niveau de digitalisation en Tunisie et celui des pays d’accueil. Il a précisé que l’État s’efforce de parachever la transition numérique, malgré les défis d’infrastructure technologique et d’adaptation des ressources humaines aux évolutions numériques.
Sur le programme « Amen », inscrit dans le cadre du programme de justice sociale, le ministre a indiqué que les opérations de réauthentification électronique des dossiers des bénéficiaires visent à garantir que les aides parviennent à leurs ayants droit, à travers l’interconnexion des différentes bases de données relatives aux biens, aux revenus et aux comptes financiers, afin de limiter le bénéfice indu de l’aide sociale.
Il a précisé que les cartes de soins peuvent être attribuées temporairement pour les cas urgents.
En revanche, les transferts financiers font l’objet de vérifications approfondies afin de cibler en priorité les personnes incapables de subvenir à leurs besoins (âge, handicap) et éviter de décourager l’emploi.
Par ailleurs, le ministre a annoncé que la révision du Code du travail est toujours à l’étude.
Elle vise à accompagner les mutations économiques, à travers l’encadrement du télétravail, la régulation de l’économie des plateformes, le renforcement de la santé et de la sécurité au travail et l’harmonisation avec les normes internationales.
Cette rencontre clôture la série des conférences régionales de l’année 2026, en remplacement de la conférence nationale traditionnelle, conformément au nouveau découpage administratif. Ce format permet d’être à l’écoute des besoins spécifiques de chaque région et des nouvelles générations de la diaspora.
La conférence a offert un espace de dialogue entre investisseurs de l’étranger et structures administratives et financières pour lever les freins à l’investissement. Deux ateliers ont rythmé la journée , portant sur les opportunités d’investissement dans les secteurs porteurs du district et sur l’inclusion financière, l’orientation des transferts vers l’investissement direct et la facilitation des transactions bancaires.
La conférence concernait les gouvernorats du 3ᵉ district : Kairouan, Kasserine, Sousse, Monastir, Mahdia et Siliana.
L’événement s’est déroulé en présence du gouverneur de Kairouan, Dhaker Bargaoui, ainsi que de hauts responsables régionaux, des dirigeants de l’Office des Tunisiens à l’étranger, ainsi que de représentants d’institutions publiques, d’organismes financiers et bancaires, de structures d’investissement direct et de promotion de l’économie, aux côtés d’investisseurs et de compétences tunisiennes résidant à l’étranger.


