La création d’un front civil régional afin de de faire pression en faveur d’une véritable souveraineté hydrique et alimentaire a été l’une des principales recommandations issues de la deuxième session régionale de lancement des “Rapports de l’Observatoire arabe 2025 sur le droit à l’eau et le changement climatique” tenue les 5 et 6 juillet 2026 à Amman, en Jordanie, a rapporté l’Observatoire national de l’eau (OTE).
Organisé par le Réseau des ONG arabes pour le développement (ANND), cet événement a réuni des experts et des représentants de la société civile, y compris de Tunisie, pour examiner les défis liés à la justice climatique et à la gouvernance de l’eau. La Tunisie y a été représentée par Ala Marzougui, coordinateur et directeur exécutif de l’Observatoire Tunisien de l’Eau.
Les organisations de la société civile arabe réunies à Amman ont également soulevé la nécessité d’élaborer une vision régionale commune pour la justice hydrique et climatique.
Elles ont, par ailleurs, affirmé que la sécheresse ne doit plus être perçue uniquement comme un phénomène climatique, mais comme une réalité structurelle et un enjeu de justice sociale et de droit fondamental à la vie. Un consensus a émergé sur l’échec des politiques actuelles face au stress hydrique extrême et sur leur incapacité à répondre aux aspirations des populations.
Les participants à cette rencontre ont ainsi souligné les limites des solutions purement techniques et « importées », prônant davantage de coordination à l’échelle arabe dans le cadre d’un front civil régional axé sur la défense du droit à l’eau.
L’engagement a été pris de renforcer le réseautage, notamment via l’ANND, afin de transférer les enjeux de justice climatique des cercles de recherche vers les instances de décision politique.


