Transferts de FondsSelon l’économiste et universitaire Hajer Habib, la solution de la crise économique qui prévaut actuellement en Tunisie est tributaire de trois solutions : la promotion de l’investissement, le développement et la préservation des ressources humaines qualifiées et la valorisation des transferts des tunisiens résident à l’étranger (TRE).

Développant son approche, l’universitaire, qui intervenait, au mois de juin dernier, à Hammamet, dans le cadre du forum de l’Association des économistes tunisiens (ASECTU), a déclaré que la promotion de l’investissement devrait être placée au cœur de toute stratégie économique articulée, principalement autour de deux volets : l’amélioration de la stabilité réglementaire et la promotion de la qualité de l’environnement des affaires.

Dans un deuxième temps,  il s’agit d’investir dans le capital humain. Deux objectifs sont recherchés : réduire le chômage des diplômés et limiter la fuite des compétences à l’étranger.

La troisième recette consiste à optimiser les transferts des tunisiens résidents à l’étranger (TRE). D’après elle, les transferts des TRE, estimés en 2025, à 8,8 milliards de dinars, constituent une ressource stratégique majeure.  La seule condition à réunir pour en tirer le meilleur profit, serait d’orienter exclusivement ces transferts vers l’investissement productif et le transfert de compétences.

ABS

EN BREF

  • Trois leviers : L’économiste Hajer Habib préconise une relance basée sur l’investissement, le capital humain et l’optimisation des flux des TRE.
  • Cadre des affaires : La relance de l’investissement passe obligatoirement par la stabilité réglementaire et l’amélioration de l’environnement des affaires.
  • Urgence sociale : Il est crucial de freiner la fuite des cerveaux tout en absorbant le chômage de masse des jeunes diplômés tunisiens.
  • Manne financière : Les transferts des TRE ont atteint le montant stratégique de 8,8 milliards de dinars.
  • Changement de cap : L’épargne de la diaspora doit être impérativement réorientée de la consommation vers l’investissement productif.