
En voici quelques extraits de cette communication publiée dans le site Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).
Globalement, le chercheur a dénoncé les effets pervers de l’homogénéisation biologique progressive des systèmes de production agricole. Il en cité essentiellement trois :
- L’érosion génétique qui réduit la capacité d’adaptation des cultures face aux sécheresses, aux maladies émergentes et aux stress climatiques. Dans le contexte tunisien, quelques variétés commerciales tendent à dominer des systèmes agricoles autrefois beaucoup plus diversifiés. Cette standardisation accroît la vulnérabilité des productions agricoles. À l’inverse, les variétés locales, sélectionnées sur plusieurs générations, constituent des réservoirs génétiques essentiels pour l’adaptation future des cultures.
- Le déclin des pollinisateurs affecte directement la reproduction de nombreuses espèces cultivées et compromet la productivité de plusieurs filières agricoles.
- La dégradation des sols entraîne une diminution progressive de leur fertilité biologique, réduisant leur capacité à soutenir durablement les rendements.
ABS
En bref
- Soutien scientifique : Le chercheur Dhia Bouktila (Université de Monastir) valide scientifiquement le combat des agriculteurs pour les semences traditionnelles.
- Alerte de l’ONAGRI : Une étude publiée met en garde contre les effets pervers de l’homogénéisation biologique de l’agriculture tunisienne.
- Érosion génétique : La domination de quelques variétés commerciales fragilise les cultures face aux sécheresses et aux maladies.
- Atout des semences locales : Sélectionnées sur plusieurs générations, elles constituent des réservoirs génétiques indispensables face au changement climatique.
- Double crise écosystémique : Le déclin des pollinisateurs et la perte de fertilité biologique des sols menacent durablement les rendements.


