L’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) planchera samedi prochain sur les enjeux législatifs et matériels de la profession de contrôle technique, lors d’une journée d’étude au siège de l’Ordre à Tunis.
Cette rencontre vise à harmoniser les visions entre les propriétaires de bureaux de contrôle technique agréés et à protéger le secteur face aux défis professionnels et juridiques actuels.
L’ordre du jour de cette réunion comprend quatre grands axes stratégiques. Le premier porte sur les règles financières, visant à activer le « barème minimum des honoraires », pour mettre fin à la concurrence déloyale et trouver des solutions radicales au problème des retards de paiement des sommes dues par les établissements publics.
Sur les canaux officiels, l’OIT explique que le deuxième axe concerne la réforme législative, à travers la révision du cahier des charges régissant la profession et la mise à jour des catégories d’agréments pour les adapter à l’évolution technique des projets modernes.
Pour le troisième axe, il portera sur la question de la compétence et de la qualification, en définissant des critères de qualification des ingénieurs chargés des missions techniques spécialisées (lots spéciaux) et en fixant le nombre d’années d’expérience requises pour les responsables.
Quant au quatrième axe, il traitera de la protection juridique, en ouvrant le dossier de la responsabilité juridique et civile du contrôleur technique et en révisant les poursuites judiciaires liées à l’exercice de la profession.
L’initiative s’inscrit dans la volonté de l’Ordre de lever les difficultés rencontrées par les ingénieurs et de contribuer au développement des cadres régissant le secteur en Tunisie.


