
Cette édition 2026 est placée sous le thème « Un jardin d’expression : cultiver la communauté par l’art ». L’événement coïncide avec l’anniversaire de naissance, le 15 avril 1452, de Léonard de Vinci. En choisissant cette date, l’UNESCO rend hommage à cette figure de la Renaissance italienne — à la fois peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et anatomiste — qui a su fusionner les arts et les sciences.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la résolution adoptée par l’UNESCO en 2019, visant à favoriser le développement et la diffusion des arts à l’échelle mondiale. Le programme, qui débute à 10h00, s’articule autour d’expositions d’arts plastiques, d’ateliers interactifs et de rencontres thématiques portant sur la diversité des expressions artistiques et l’importance de l’éducation culturelle.
L’événement coïncide également avec la publication, en février 2026, de la quatrième édition du rapport de l’UNESCO intitulé « Re|penser les politiques en faveur de la créativité ». Ce rapport analyse l’impact des évolutions numériques sur les politiques culturelles dans 120 pays, citant la Tunisie pour ses efforts dans le soutien des industries culturelles et créatives (ICC), notamment à travers la stratégie nationale de transformation digitale 2021-2025 et le programme « Startup Invest ». La Cité de la Culture y est également présentée comme une infrastructure centrale pour l’offre artistique régionale.
Cependant, le rapport souligne également des défis économiques globaux. L’essor de l’intelligence artificielle générative pourrait entraîner, d’ici 2028, une baisse de 24 % des revenus des créateurs de musique et de 21 % pour les professionnels de l’audiovisuel.
Si les revenus numériques constituent désormais 35% des recettes globales des créateurs, le financement public mondial dédié à la culture reste inférieur à 0,6% du PIB. En matière de gouvernance, 61 % des pays disposent d’organismes indépendants chargés de la surveillance de la liberté artistique. La présence des femmes à la tête des institutions culturelles nationales a également progressé, atteignant 46 % en 2024.
Dans ce contexte de mutations rapides, la journée du 15 avril cherche à sensibiliser le public au rôle essentiel de l’art dans le développement durable. Elle met en lumière la nécessité de réformer les cadres réglementaires et sociaux pour garantir la rémunération des créateurs et préserver la liberté de création. Conformément aux recommandations internationales, cet événement invite le public à participer activement à la valorisation de la diversité culturelle et à l’inclusion par le biais de l’éducation artistique.


