Des inspections techniques approfondies ont été menées sur environ 850 ouvrages à travers les différentes régions du pays depuis 2016, dans le cadre d’un programme périodique de suivi des infrastructures, selon la présidence du gouvernement.

Cette démarche s’inscrit dans une approche méthodique d’inspection des ouvrages d’art, notamment des ponts, mise en Å“uvre par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, et portant sur un total d’environ 3 800 structures, en vue de programmer les travaux d’entretien, de renforcement ou de réhabilitation selon les budgets annuels alloués, d’après la même source.

Dans une réponse à une question écrite de la députée Héla Jaballah, publiée sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), relative à l’état de certains ouvrages publics réalisés à la fin des années 1980 et à la dégradation des infrastructures, la présidence du gouvernement a affirmé que tous les projets relevant du ministère sont exécutés conformément aux normes techniques en vigueur.

Elle a ajouté que ces exigences sont définies avec précision dans les cahiers des charges propres à chaque projet, soulignant que toutes les phases de réalisation font l’objet d’un contrôle technique continu assuré par les services compétents du ministère, afin de vérifier la conformité des travaux aux spécifications fixées, tant lors de l’exécution qu’au moment de la réception provisoire et définitive.

S’agissant des ouvrages construits notamment depuis les années 1980, la présidence du gouvernement a estimé qu’il est concevable d’observer certains signes de dégradation au fil du temps, en raison des effets des facteurs climatiques, de l’augmentation du trafic routier, de l’évolution du poids des véhicules, ainsi que de l’usage intensif et de la durée d’exploitation.

Par ailleurs, elle a souligné que, dans le cadre du renforcement de la maintenance préventive et de l’amélioration du système de gestion des ouvrages d’art, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a entamé, depuis mai 2024, la mise en Å“uvre d’un projet visant à améliorer la stratégie de maintenance des ponts, en coopération avec l’Agence japonaise de coopération internationale.

Ce projet, qui s’étend sur trois ans, vise à instaurer des bases modernes et méthodiques de gestion des ouvrages d’art. Il comprend notamment, l’élaboration d’un guide de référence pour l’inspection des ponts, la mise en place d’un manuel technique pour les travaux de réparation et d’entretien, ainsi que le développement d’un système d’information dédié à la gestion des ponts, permettant un suivi précis et structuré de l’état des ouvrages et la définition objective des priorités d’intervention.

La présidence du gouvernement a conclu que ces mécanismes sont de nature à renforcer les capacités techniques des services concernés, à améliorer le processus de prise de décision et à optimiser l’utilisation des ressources allouées à la maintenance du parc important de ponts.