Plusieurs organisations professionnelles du secteur cinématographique ont appelé à l’ouverture d’un dialogue avec les autorités de tutelle, après des informations circulant évoquant une éventuelle restructuration ou fermeture du Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI).

Aucune annonce officielle du ministère des Affaires culturelles n’a été faite à ce stade. Une réunion tenue le 27 mars a porté sur le fonctionnement des établissements publics à caractère non administratif, notamment sur les questions de gouvernance et de gestion, selon un communiqué du ministère.

Dans un communiqué daté du 2 avril, la Chambre syndicale nationale des producteurs de cinéma et de l’audiovisuel, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), a plaidé pour une « approche participative ». Elle appelle à associer les professionnels à toute décision afin de préserver les acquis du secteur.

De son côté, l’Union professionnelle de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (UPICA) a exprimé, dans un communiqué daté du 1er avril, son rejet de toute démarche visant à supprimer ou affaiblir le Centre, soulignant son rôle structurant et appelant au respect des cadres législatifs en vigueur.

Auparavant, le Syndicat indépendant des réalisateurs producteurs (SIRP) s’était dit inquiet, dans un communiqué daté du 31 mars, d’informations évoquant une éventuelle fermeture du Centre, qu’il a qualifié d’« acquis national » et de « pilier » du secteur, appelant à une gouvernance « participative et transparente ».

Les organisations ont mis en garde contre des décisions « précipitées » et appelé à l’ouverture de concertations avec les professionnels.

Le CNCI poursuit par ailleurs ses activités. Un appel à candidatures pour le poste de directeur de la Cinémathèque tunisienne a été lancé début mars 2026.