Environ 80 mille compteurs intelligents basse tension ont été installés, jusqu’à fin mars 2026, dans plusieurs zones pilotes, notamment Sfax, Kerkennah, Sousse, Tunis Est et Béja, a affirmé le PDG de la STEG, Faycel Trifa, ajoutant que près de 5 000 compteurs moyenne tension ont été déployés, et ce, dans le cadre de la concrétisation du projet » SMART GRID ».

Intervenant lors d’une journée d’information sur le projet « SMART GRID », organisée, mardi, à Tunis, il a ajouté que l’objectif fixé pour la fin de l’année 2026 est d’installer 500 mille compteurs intelligents dans le réseau tunisien d’électricité et de gaz.

Le responsable a, par ailleurs, qualifié la première phase pilote du projet  Smart Grid de «modèle réussi et pionnier en Afrique». Il s’agit d’un changement complet du système, aussi bien du système informatique que du fonctionnement global, a-t-il expliqué.

Le PDG de la STEG a souligné que ce système comporte, également, une plateforme intelligente qui permettra d’intervenir plus rapidement et plus efficacement sur le réseau d’électricité et de gaz, ce qui représente un grand avantage pour le client car il mettra fin progressivement aux factures estimatives, souvent contestées par ces derniers.

A l’horizon 2035, la STEG ambitionne  de généraliser l’installation des compteurs intelligents sur tout le territoire, a souligné Trifa.

« Nous avons commencé par une phase pilote dans plusieurs régions comme Sousse, Kram, Sfax, Kerkennah, Sidi Bouzid et Béja. Nous espérons maintenant obtenir les budgets nécessaires pour étendre le projet à l’ensemble du réseau », a-t-il affirmé. L’objectif global, est d’atteindre, selon lui, environ 5 millions de compteurs intelligents d’ici 2035.

De son côté, le Directeur de l’Agence française de développement(AFD)à Tunis, Christophe Cottet a souligné que le projet « Smart Grid » qui est à la fois novateur et ambitieux, représente un modèle pour toute la région du Maghreb.

« Depuis 2018, l’AFD en tant que partenaire technico-financier de la STEG, a eu l’opportunité de soutenir cette initiative d’envergure avec un prêt de 120 millions d’euros et un don de 2.5 M€, afin de doter la Tunisie d’une infrastructure énergétique moderne », a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre que ce projet va permettre à 400 mille foyers sur une zone pilote de la Tunisie de bénéficier de compteurs électriques et gaz intelligents en vue de généraliser ce concept en deuxième phase sur tout le territoire Tunisien.

Cottet a exprimé l’engagement de l’AFD à soutenir la Tunisie pour atteindre les objectifs de développement durable tout en mettant en exergue la coopération solide et pérenne du partenariat entre l’AFD et la STEG qui date depuis plusieurs années.

« Aujourd’hui, grâce à ce projet “Smart Grid”, nous avons franchi une étape décisive vers une gestion plus optimisée et durable de l’énergie en Tunisie. L’AFD, dans son rôle de financeur et de partenaire technique, restera un acteur clé pour soutenir les initiatives ambitieuses de ce secteur crucial », a-t-il noté.

Pour le Secrétaire d’Etat à la Transition Énergétique, Ouael Chouchene, le projet « Smart Grid », n’est pas simplement un projet de compteurs Intelligents mais il constitue l’infrastructure invisible qui permettra à la Tunisie de réussir sa transition énergétique.

« Smart Grid » constitue, ainsi, un levier structurant pour plusieurs priorités majeures à savoir : la réduction des pertes techniques et non techniques, l’amélioration de la performance commerciale, une facturation plus fiable et plus transparente et une meilleure qualité de la relation client, a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre que ce projet s’inscrit pleinement dans la dynamique de transformation de la STEG, engagée dans le cadre du contrat de performance 2025–2028, visant à renforcer durablement l’efficacité opérationnelle, commerciale et financière de l’entreprise.

Chouchene a, en outre, affirmé que  la Tunisie a fait le choix d’une transition énergétique ambitieuse, fondée sur la souveraineté, la compétitivité et la durabilité, estimant toutefois, que « cette transition ne se gagnera pas uniquement par de nouvelles capacités de production. Elle se gagnera aussi par la modernisation du réseau, par la digitalisation des infrastructures, et par la transformation des institutions publiques .