Une cérémonie de signature de 14 contrats pour des programmes de recherche entre le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et plusieurs instituts et centres de recherche a été organisée, lundi, au pôle de Biotechnologie de Borj Cédria, en marge d’une réunion de coordination regroupant les directeurs généraux des centres et instituts de recherche.

Présidant cette cérémonie, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Mondher Belaid, a affirmé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère visant à valoriser les résultats de la recherche scientifique à travers le renforcement des centres de recherche pour leur permettre de devenir un catalyseur du développement économique et social.

Le ministre a précisé que la réforme du secteur de la recherche scientifique doit être adaptée aux résultats de la recherche scientifique et aux besoins de l’économie, soulignant que la recherche n’est plus une activité complémentaire, mais s’impose en tant que choix stratégique nécessaire à même de consolider la souveraineté nationale,  de garantir la sécurité économique et de répondre aux défis des secteurs vitaux.

De son côté, le secrétaire d’état auprès du ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, chargé des ressources hydrauliques Hamadi Habaieb, a passé en revue les programmes conjoints entre les deux ministères, notamment la stratégie des eaux à l’horizon 2050, notamment en ce qui concerne la question de l’évaporation des eaux face aux changements climatiques.

Il a indiqué que le taux d’évaporation des ressources en eau est estimé à environ 1 million de mètres cubes par an, expliquant que cette quantité est suffisante pour répondre aux besoins de la région du grand Tunis, de Nabeul, du sahel et de Sfax.

Par ailleurs, le directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur, Mourad Belassouad a indiqué que la Tunisie occupe des rangs avancés dans plusieurs classements internationaux relatifs à la recherche scientifique, notamment en ce qui concerne le nombre de chercheurs.

“La Tunisie occupe la première position en Afrique en matière de recherche scientifique par rapport au nombre de la population et le premier rang en matière de publications scientifiques dans les revues internationales et le deuxième rang à l’échelle mondiale par rapport au nombre des diplômés en ingénierie et en sciences” a-t-il mentionné.

Ces programmes de recherche, qui s’étendent sur une période de quatre ans, seront financés avec une enveloppe estimée à 30 millions de dinars par an.  Ces fonds financeront les programmes de désertification, de rareté des eaux, des énergies renouvelables et d’autres projets de recherche liés aux secteurs vitaux, selon Belassouad.

A noter que le ministère de l’enseignement supérieur a signé des contrats de programmes de recherche avec l’institut Pasteur, le centre de biotechnologie de Borj Cedria, le Centre de recherche et de technologie de l’eau, le centre de recherche et de technologie de l’énergie, le centre national de recherche en sciences des matériaux, le centre national de sciences et de technologie nucléaires, l’institut national d’analyse physico-chimique, le centre de biotechnologie de Sfax, le centre de recherche en numérique de Sfax, l’Institut national du patrimoine, l’institut national de recherche en génie rural, eaux et forêts, l’institut national des sciences et technologies de la mer, l’institut de l’Olivier et l’institut des Régions Arides de Médenine.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renouvellement des contrats avec les instituts et les centres de recherche susmentionnés, sur la base des principes de transparence et de bonne gouvernance, après l’examen des projets de recherche proposés avec les partenaires économiques et sociaux, leurs évaluations et leur approbation par l’agence tunisienne d’évaluation et d’accréditation.