
Il s’agit d’une initiative du Forum développement patrimoine de Béja et de l’Association de protection de l’environnement.
Objectif valoriser le patrimoine alimentaire immatériel local et le sauvegarder pour le transmettre aux jeunes générations. Il est également question de soutenir les artisans et les confectionneurs des m’kharak à travers la promotion et la commercialisation directe de ce produit.
Le président du Forum Développement et Patrimoine de Béja, Mohamed Ben Aïch, a indiqué que cette manifestation tend à valoriser cette spécialité emblématique, dotée d’une longue histoire dans la région, et de l’intégrer dans un projet culturel redonnant à ce métier sa valeur et à la ville sa mémoire.
Il a également souligné que les organisateurs comptent développer cette initiative et la transformer en festival, tout en œuvrant à la valorisation culturelle et touristique de ce produit, ainsi qu’à son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, afin de faire de Béja une destination privilégiée pour les amateurs de cette pâtisserie.
La manifestation a notamment comporté la présentation d’une grande pièce de m’kharak d’un mètre de long, une démonstration en direct de sa préparation, ainsi que des ateliers culturels consacrés au mois de Ramadan à Béja, en collaboration avec plusieurs partenaires dont le complexe culturel de Béja, la bibliothèque régionale et la bibliothèque Sidi Ismaïl.
Il convient de rappeler que les m’kharak de Béja sont très consommés durant Ramadan et font partie du patrimoine culinaire local. Cette pâtisserie traditionnelle, composée de semoule, de l’huile de beurre et de miel, possède une forte valeur symbolique liée à la mémoire collective des habitants de la région depuis le XIXᵉ siècle.


