Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé à la réunion d’urgence du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel tenue, ce dimanche, à distance.

Le ministre a souligné que la Tunisie appelle à la nécessité de respecter la souveraineté des États et l’unité de ses territoires compte tenu de la situation délicate que traverse la nation arabe, notamment l’escalade militaire dans la région et la grave menace qui pèse sur la sécurité régionale et internationale, lit-on dans un communiqué publié, dimanche, par le département des Affaires étrangères.

La Tunisie condamne aussi toute agression ciblant les États arabes frères ou violant leur intégrité territoriale, a-t-il ajouté.

Nafti a, dans ce contexte, souligné la solidarité totale de la Tunisie avec le Royaume d’Arabie saoudite, l’État du Koweït, l’État du Qatar, le Royaume de Bahreïn, le Sultanat d’Oman, l’État des Émirats arabes unis, le Royaume de Jordanie et l’État de l’Irak.

« La Tunisie appelle également à l’arrêt immédiat des opérations militaires, à prioriser la sagesse et la raison et à revenir sur la voie du dialogue et de la négociation comme seul moyen de régler les différends et les conflits », a-t-il dit.

Il a estimé qu’une action urgente de la communauté internationale est nécessaire pour arrêter cette escalade.

Le ministre a, sur un autre plan, souligné que la sécurité et la stabilité réelles dans la région ne seront pas réalisées tant que le peuple palestinien ne sera pas en mesure de récupérer ses droits légitimes, qui ne sont pas prescrits, notamment la création d’un État indépendant et souverain sur l’ensemble du territoire palestinien, avec pour capitale El Qods.

Il a également fait part de la solidarité totale de la Tunisie avec le Liban face aux agressions et aux violations qui portent atteinte à sa souveraineté, à sa sécurité et à sa stabilité.

Le ministre a conclu à la nécessité de mettre en application les principes de fraternité et de bon voisinage entre les pays islamiques dans le cadre du respect et de l’engagement envers toutes les conventions et les règles du droit international et humanitaire et les principes sur lesquels repose l’Organisation de la coopération islamique.