Les cours du pétrole ont repris leur hausse jeudi, soutenus par des perturbations dans le trafic pétrolier au niveau du détroit d’Ormuz et par les premières restrictions sur l’échange de produits pétroliers, dans un contexte d’escalade militaire dans le Golfe.
Après une clôture stable mercredi, le marché retrouve des niveaux plus élevés. Vers 10h25 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, s’échangeait à 82,62 dollars, après avoir atteint 84,09 dollars plus tôt dans la matinée. Dans le même temps, le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain gagnait 2,04 % pour s’établir à 76,18 dollars, après un pic matinal à 77,45 dollars.
Le détroit d’Ormuz, facteur clé
La paralysie du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole et près de 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL), reste au centre des inquiétudes des marchés. Les interruptions de trafic y provoquent une pression haussière sur les prix, reflétant la sensibilité du marché aux tensions géopolitiques dans la région.
Marchés du gaz : forte volatilité en Europe
Le gaz naturel reste également sous tension. Sur le marché spot européen, le TTF néerlandais, référence pour le continent, s’échangeait jeudi à 50,30 euros le mégawattheure. Ce niveau est très supérieur aux 32 euros enregistrés vendredi dernier, avant le début du conflit, traduisant une volatilité accrue liée aux événements dans le Golfe.
Perspectives et enjeux
Cette reprise des prix intervient alors que les investisseurs scrutent les développements dans le Golfe, où la sécurité des infrastructures pétrolières et gazières influence directement les marchés mondiaux. Les cours du pétrole et du gaz demeurent donc sensibles aux nouvelles géopolitiques et aux restrictions logistiques.
Les analystes indiquent que tant que la situation dans le détroit d’Ormuz n’évoluera pas, les tensions continueront de soutenir les prix, tout en maintenant une volatilité importante pour le pétrole et le gaz sur les marchés internationaux.


