
En vertu de ces conventions, des programmes opérationnels destinés à soutenir les politiques publiques dans les domaines social et du savoir seront mis en place.
La cérémonie de signature s’est tenue en marge d’une rencontre intellectuelle sur “La réalité de la documentation spécialisée et ses perspectives de développement”, réunissant des représentants d’institutions documentaires à l’échelle nationale.
Les participants ont notamment débattu des mécanismes de développement de la documentation numérique et des échanges électroniques entre les institutions afin de faciliter l’accès à l’information et de réduire les lourdeurs administratives.
A cette occasion, la directrice générale du CREDIF, Sonia Ben Jemia, a indiqué que ces conventions permettront de renforcer les capacités institutionnelles, de promouvoir les échanges et d’encourager l’ouverture vers les étudiants et les chercheurs, relevant que le manque de coopération entre les structures documentaires constitue une perte de temps et d’efficacité.
Elle a également souligné que la documentation spécialisée sur les questions féminines fait face à des défis scientifiques, techniques et médiatiques, notamment lors du passage du support papier aux systèmes numériques.
Elle a précisé que le CREDIF a déjà entamé la numérisation de ses recherches et études et œuvre à digitaliser l’ensemble de ses productions. “La bibliothèque du CREDIF compte actuellement plus de 18 mille titres, sous formats papier et numérique, comprenant ouvrages, références, articles de presse, périodiques et publications spécialisées”, a-t-elle fait savoir.
De son côté, le chargé de la direction de la Bibliothèque nationale, Nizar Kahila, a estimé que ces conventions contribueront à valoriser la mémoire féminine, rappelant que la BNT conserve près d’un million de références en langues arabe et étrangères, ainsi que 24 mille manuscrits rares.
Pour sa part, la cheffe du département de la numérisation au Centre de la documentation nationale, Soumaya Makni, a évoqué le programme de numérisation des anciennes revues engagé par le centre afin de faciliter la recherche, améliorer l’accès aux périodiques et préserver le patrimoine documentaire national.
Elle a, toutefois, relevé les défis organisationnels et numériques auxquels font face les centres de documentation, appelant à une meilleure coordination et à la mise en place de systèmes interconnectés.
Le directeur de l’Institut supérieur de documentation de La Manouba, Hafsi Bedhioufi, a, quant à lui, appelé à une nouvelle vision de la formation fondée sur l’usage des technologies, soulignant l’importance des spécialisations documentaires pour garantir une information précise et transparente.
De son côté, le chargé de la direction du Centre de documentation nationale, Atef Inoubli, a souligné l’importance de mettre fin à la bureaucratie et de rechercher des solutions à travers la création de réseaux nationaux interconnectés, rappelant que la finalité de la documentation dépasse la simple diffusion de l’information pour englober la préservation du patrimoine culturel.


