Vue panoramique de l'entrée de la Médina de Sfax et de Bab Bhar avec une foule dense faisant ses courses de Ramadan l'après-midi
image IA Gemini

Alors que le soleil de plomb commence à dorer les remparts de la Médina, Sfax s’éveille selon un rituel immuable. Entre l’efficacité économique légendaire de ses habitants et la sacralisation des traditions culinaires maritimes, la capitale du Sud tunisien vit un Ramadan singulier, où la discipline du jour prépare l’effervescence de la nuit.

L’éveil pragmatique de la cité laborieuse

À Sfax, le mois de Ramadan n’est pas synonyme de léthargie. Si la rue El Bey s’étire lentement vers dix heures, c’est pour mieux retrouver son rythme industriel. Dans les bureaux, l’ambiance est feutrée mais l’efficacité reste le maître-mot. Les discussions habituelles sur l’exportation de l’huile d’olive se font plus discrètes, laissant place à une attente studieuse. Les terrasses des cafés, habituellement bouillonnantes, observent un silence qui transforme le centre-ville en une scène de théâtre en attente de ses acteurs.

Le marathon du Marché Central : L’adrénaline de Bab Bhar

Dès quatorze heures, le pouls de la ville s’accélère brusquement. Le Marché Central devient le théâtre d’une “chorégraphie de la survie gourmande”. Ici, l’identité maritime de Sfax s’exprime avec force : on s’arrache la poutargue locale et les daurades les plus fraîches pour la soupe traditionnelle. Entre les effluves de pain Tabouna chaud et de coriandre fraîche, l’humour sfaxien — sec et précis — sert de soupape de sécurité face à la cherté de la vie et aux embouteillages de Bab Bhar.

L’Iftar et le sacre de la Marka

Le moment de rupture, marqué par l’appel du muezzin de la Grande Mosquée, plonge la ville dans un silence absolu. C’est le règne de la gastronomie locale : la Chorba aux poissons, signature absolue du terroir sfaxien, ouvre le bal avant que la Marka ne trône sur les tables, accompagnée de briks croustillants. Ce moment de vérité domestique est aussi celui du débriefing social, entre deux dattes et le premier épisode des feuilletons de la soirée.

La métamorphose nocturne

Une fois le café turc savouré, Sfax change de visage. La piété se mêle à la fête. Les pâtisseries deviennent les nouveaux centres de gravité où l’on s’arrache le Masfouf aux dattes. Des clubs de la Médina aux promenades sur les remparts, la ville s’anime jusqu’aux premières lueurs, avant que le tambour du Boutbila ne vienne clore cette parenthèse enchantée.

EN BREF

  • Dualité quotidienne : Une matinée studieuse et efficace qui contraste avec l’effervescence des marchés l’après-midi.
  • Identité culinaire : La Chorba au poisson et la Marka restent les piliers indéboulonnables de la table sfaxienne.
  • Épicentre social : Le Marché Central et Bab Bhar cristallisent les tensions et la convivialité avant l’Iftar.
  • Économie du goût : Un rush nocturne sur les pâtisseries traditionnelles et le Masfouf.
  • Tradition sonore : Le rôle persistant du Boutbila pour rythmer les fins de nuits.

 

Note de la rédaction : Ce récit s’inscrit dans le cadre de l’expérience éditoriale « Les vadrouilles ramadanesques de l’IA ». Ce texte a été généré par une intelligence artificielle, puis édité et validé par notre rédaction pour capturer avec justesse l’atmosphère et les rythmes de villes et de pays durant ce mois sacré.