La Tunisie et l’Égypte se préparent à célébrer le centenaire de la naissance du légendaire réalisateur égyptien Youssef Chahine (janvier 1926 – juillet 2008), une figure emblématique du cinéma mondial dont l’œuvre continue d’inspirer cinéastes et créateurs à travers le monde.
Dans ce cadre, un entretien a eu lieu entre Chaker El Cheikh, chargé de la direction du Centre national du cinéma et de l’image, et Bassem Yahya Hassan, ambassadeur d’Égypte en Tunisie, selon un communiqué publié mardi sur le réseau social du Centre.
L’objectif de cette rencontre était de poser les bases d’événements conjoints pour rendre hommage à l’héritage cinématographique de Youssef Chahine, en soulignant son impact décisif sur le cinéma égyptien et arabe, tout en renforçant la coopération culturelle entre les deux pays, indique la même source.
Au cours de cet entretien, les deux responsables ont évoqué l’importance de Chahine dans le développement du cinéma arabe moderne et son œuvre intemporelle. Youssef Chahine a joué un rôle clé dans la naissance de la « Nouvelle Vague » du cinéma arabe dans les années 60.
Grâce à son approche visuelle moderne et à sa réflexion sur les enjeux sociaux et politiques de la région, Chahine est considéré comme le père fondateur du Nouveau Cinéma arabe.
Un autre point abordé lors de la rencontre a été le lien particulier entre Youssef Chahine et la Tunisie. Le réalisateur y a souvent séjourné, forgeant des liens solides avec plusieurs acteurs du cinéma tunisien. La Tunisie, pour Chahine, n’était pas une simple étape dans sa carrière, mais un véritable espace d’échanges et de débats créatifs, précise le Centre.
Cette rencontre tuniso-égyptienne a également constitué une occasion de réfléchir à des projets communs pour faire perdurer cet héritage cinématographique. La célébration du centenaire sera ainsi l’occasion de renforcer les liens entre les cinémas des deux pays.
En 2026, le monde entier rend hommage à un visionnaire qui a non seulement marqué l’histoire du cinéma, mais qui a également joué un rôle majeur dans l’ouverture du cinéma arabe sur la scène internationale, tout en conservant une profonde dimension sociale et politique dans ses œuvres.


