L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) a organisé, lundi, un atelier de travail pour faire le point sur le projet « Chems », une initiative destinée à démocratiser l’accès à l’énergie solaire photovoltaïque pour les petites et moyennes entreprises (PME) tunisiennes.

Financé par la Banque africaine de développement (BAD) et piloté par l’ANME, ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transition énergétique. Il vise à lever des freins majeurs, notamment les difficultés d’accès au financement et les exigences élevées en matière de garanties.

Selon des informations publiées par l’ANME sur ses réseaux sociaux, le dispositif prévoit la mise en place d’une plateforme numérique dédiée. Cet outil devrait faciliter l’autoproduction d’électricité solaire en proposant des mécanismes de financement sur mesure et en favorisant l’accès à l’investissement pour les PME.

L’initiative intervient à point nommé pour près de 870 000 PME tunisiennes, qui peinent à obtenir des prêts à long terme et supportent des coûts de garantie souvent prohibitifs dans un contexte économique tendu.

L’atelier a réuni des représentants de l’ANME, de la BAD, du ministère de l’Économie et de la Planification, de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), du secteur bancaire, ainsi que des chambres professionnelles.

Cette rencontre a constitué une opportunité précieuse pour confronter les points de vue et formuler des propositions concrètes. L’objectif affiché est de renforcer la coopération entre les différents acteurs, afin d’optimiser la mise en œuvre du projet « Chems » et d’en maximiser l’impact sur le terrain, au service du développement économique durable de la Tunisie.