L’Ambassade des États-Unis à Tunis a annoncé l’ouverture de l’appel à notes conceptuelles pour l’édition spéciale « Freedom 250 » du Fonds des ambassadeurs américains pour la préservation de la culture (AFCP).

Cette opportunité de financement s’adresse aux organisations non gouvernementales tunisiennes et américaines, aux musées, aux établissements d’enseignement, aux ministères de la Culture ainsi qu’aux institutions et structures similaires, y compris les organisations éducatives basées aux États-Unis, peut-on lire dans un communiqué publié le 30 janvier sur le site de l’ambassade.

Les subventions proposées varient entre 25 000 et 250 000 dollars américains, pour des projets d’une durée de un à quatre ans. La date limite de soumission des notes conceptuelles est fixée au dimanche 15 mars 2026 à 23h59 (heure de Tunis), indique la même source.

Créé en 2001, l’AFCP soutient des initiatives visant à préserver le patrimoine culturel tout en consolidant les objectifs de diplomatie publique et de coopération internationale des États-Unis. À l’échelle mondiale, le fonds a appuyé plus de 1 000 projets dans plus de 130 pays. En Tunisie, huit projets ont été financés depuis son lancement, représentant un investissement global de plus de d’un million de dollars américains, soit plus de 3,2 millions de dinars tunisiens.

La Tunisie, qui compte huit sites inscrits au patrimoine mondial et un patrimoine archéologique d’une densité exceptionnelle, a bénéficié de projets structurants. Parmi eux figurent la conservation de l’Amphithéâtre d’El Jemo, la préservation des citernes de l’ancienne cité romano-berbère d’Uthina et la restauration du bâtiment Sidi Mansour du XVIIIe siècle à Djerba.

Le fonds a également soutenu la sauvegarde d’archives photographiques de la Médina de Tunis, la restauration d’édifices historiques tels que Dar Ben Abdallah et le Kuttab Ben Moussa, ainsi que la préservation d’instruments au Centre de la musique arabe et méditerranéenne (CMAM), palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Saïd.

Un nouveau projet sera lancé en 2026 pour contribuer à la sauvegarde de l’ancien village berbère de Douiret, dans le gouvernorat de Tataouine, confirmant la continuité de cet engagement en faveur des territoires à forte valeur patrimoniale.

Selon le communiqué, “chaque initiative soutenue s’inscrit dans une dynamique de valorisation durable du patrimoine tunisien, conjuguant expertise technique, coopération bilatérale et ancrage communautaire.”