
Les spectacles auront lieu dans plusieurs espaces culturels de la capitale à l’instar du Théâtre municipal, de Dar Lasram, du Centre culturel Bir Lahjar, du Club Tahar Haddad et de Zaouiet Sidi Mehrez.
L’association du Festival de la Médina de Tunis, présidée par M. Chedli Ben Younes, a dévoilé la programmation de cette édition, qui comprend 30 spectacles de différents genres et courants musicaux, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue vendredi soir au Club culturel Tahar Haddad au cœur de la Médina.
L’ouverture du festival, le 21 février, sera marquée par le spectacle de l’artiste Zied Mahdi intitulé « Riadh al-Achiqine » au Théâtre municipal.
Les spectacles se poursuivront le 22 février avec l’artiste Faouzi Chekili avec le concert « Taqasim » à Dar Lasram, suivi le 23 février par l’artiste Malak Abdelmoula dans le spectacle « Sihr Al-Nagham ».
Le Centre culturel Bir Lahjar accueillera le 24 février un spectacle de l’association du club de Maalouf Khemaies Tarnène de Bizerte, alors que l’artiste Souhaiel Cherni présentera le spectacle « Sirta Nova » le 25 février au Centre culturel Tahar Haddad.
Retour ensuite au Centre culturel Bir Lahjar le 26 février avec le spectacle de l’artiste Outayl Mouaouia «Ombres d’Atlas sur vous», puis le Théâtre municipal accueillera le 27 février le spectacle de l’artiste Ahmed Benjemy « Sinouj ».
Les amateurs de Tarab auront droit à deux spectacles prévus le 28 février, l’un au Théâtre municipal présenté par le Club Al Assil de musique arabe de Sfax, intitulé « Zohour Al Tarab » (Les fleurs du Tarab), qui aura pour invitée d’honneur l’artiste Maherzia Touil, et l’autre à Dar Lasram, avec l’artiste Amel Sdiri et ses invités qui présenteront le spectacle « Iqaa Al Rouh (La Suisse) » « Le rythme de l’âme » (La Suisse).
Un autre genre musical sera à l’affiche à Dar Lasram le 28 février avec le concert d’Ahmed Ajabi Jazztet – Bop Elation.
Le 1er mars, les amateurs de 4ème art pourront assister à la pièce «Kahlat Lahdhab » signée Taher Issa Belarbi au Théâtre municipal, alors que l’artiste Abdelkarim Basti présentera « Oshaq Al Tarab » le 2 mars au Centre culturel Bir Lahjar.
La suite du programme sera assurée le 3 mars par le spectacle soufi d’Ahmed Jelmam « Entre le Mashriq et le Maghrib » à la Dar Lasram, suivi le 4 mars par un spectacle du Chœur de chants grecs de Tunis sous la direction de Zied Ben Amor.
Le Centre culturel Bir Lahjar accueillera le 5 mars un spectacle de l’artiste Makram Lansari « Maqam Al Tarab ».
Le 6 mars, le spectacle « Tawshihat depuis le Mashreq – Voix Méditerranéennes de femmes » sera à présentée à Dar Lasrma, alors que le Théâtre municipal organise, à la même date, une soirée Hadhra en hommage au grand artiste disparu Fadhel Jaziri.
Le 7 mars mettra en vedette le spectacle de l’artiste Eya Daghnouj « Leilatou Ons » au Centre culturel Bir Lahjar.
Le 8 mars, le public pourra assister au spectacle musical « Naghma wa Hikaya » de l’artiste Montasser Amiri au Club culturel Tahar Haddad et à la même date sera consacrée à soirée toute en spiritualité avec la Soulamia de Ben Mahmoud.
Place ensuite à une soirée musicale d’Istanbul « Min Younes Imroh Ila Mawalana’’ qui sera présentée à Dar Lasram le 9 mars.
L’artiste irakien Ali Hussein sera à l’affiche le 10 mars au Centre culturel Bir Lahjar avec le spectacle « Mélodies d’Iraq » et à la même date, l’artiste Haykel Siala présentera un récital solo Oud intitulé « Rafiq al Darb » au Club Tahar Haddad. Ce dernier accueillera également le 11 mars un spectacle de l’artiste Sabri Aouni « Entre l’Orient et l’Occident », et à la même date, l’artiste Mohamed-Ali Chebil présentera « Rouh wa Rayhan » à Dar Lasram.
L’artiste Ikbel Jemni animera la soirée du 12 mars avec le spectacle dédié à Najat Al Sghira à Dar Lasram.
Le 13 mars, le Théâtre Municipal accueillera une soirée en hommage l’honneur de l’artiste Zied Gharsa avec le spectacle « Aâradh Ochq ».
Les amateurs de Tarab auront rendez-vous le 14 mars Théâtre Municipal avec Salatin Al Tarab avec le spectacle «Al-Qudoud al-Halabiya ».
La clôture de cette 42ème édition du Festival de la Médina de Tunis sera consacrée le 15 mars à une soirée avec l’artiste Nabiha Karaouli.
Le président de l’association du Festival de la Médina Chedly Ben Younes, a souligné que cette 42ème édition du festival s’inscrit dans le cadre d’un projet culturel visant essentiellement à faire revivre les soirées de la Médina de Tunis durant le mois de ramadan et à préserver son rayonnement culturel et artistique.
Il a expliqué que le festival est un projet bénévole lancé il y a 42 ans, précisant que les lieux abritant les spectacles sont pratiquement les mêmes que ceux auxquels le public est habitué, à savoir la Dar Lasram, le Club Culturel Tahar Haddad, le Centre culturel Bir Lahjar, ainsi que le Théâtre Municipal de la capitale.
Il a également souligné l’importance de continuer à utiliser ces mêmes lieux historiques de la Médina en tant comme espaces culturels, considérant que cela contribue à refaire vivre les soirées ramadanesques.
Il a évoqué la situation de certains espaces, tels que « Sainte-Croix », soulignant qu’ils ne répondent pas aux exigences des spectacles musicaux en raison de la présence d’échos (réverbération du son), ce qui impacte à la qualité d’écoute et à la pureté de la performance au sein de la salle.
Il a également mis en relief l’importance du Théâtre Municipal dans la programmation du festival, rappelant qu’il était prévu d’être fermé pendant le mois de ramadan 2026 pour travaux d’aménagement, mais le Comité a pris l’initiative de multiplier les contacts pour garantir son ouverture pendant ce mois sacré, compte tenu de la capacité d’accueil limitée des autres espaces, qui ne dépasse pas, dans le meilleur des cas, entre 150 et 300 spectateurs. Il a expliqué que le choix du Théâtre municipal pour accueillir les grands spectacles vise à permettre au plus grand nombre possible de citoyens d’y être présents.
Ben Younes a relevé le souci des organisateurs afin que les prix des billets soient abordables pour le grand public malgré le coût élevé de production et des spectacles, précisant que le festival n’est pas à but lucratif et que le soutien public ne couvre pas la totalité des dépenses, « ce qui impose de trouver un équilibre financier garantissant la pérennité de l’événement sans alourdir la charge financière du public ».
A propos de la programmation, il a expliqué que le Comité se base sur une approche qui combine entre des noms d’artistes célèbres, tout en donnant leur chance à de jeunes talents émergents, rappelant qu’un certain nombre d’artistes qui sont aujourd’hui des stars ont fait leurs débuts sur la scène du festival de la Médina, que ce soit à Dar Lasram ou au Club Taher Haddad.
Ben Younes a également précisé que le festival s’est efforcé, lors des dernières éditions, de consacrer des spectacles à portée solidaire, dont les recettes, ou une partie de ces dernières, sont reversées à des catégories qui ont besoin d’assistance, et ce, dans le cadre de son engagement culturel et social sachant que les recettes d’un des spectacles de cette année seront reversées à l’Association Carthage Horizon.


