
Cette initiative, baptisée pour l’instant « ceinture bleue », s’inspirera de la « ceinture verte » et constituera une barrière de protection du littoral face aux effets des perturbations météorologiques, notamment celles qu’a connues le pays ces deux dernières semaines et qui ont causé des dégâts, a indiqué le ministre lors d’une visite effectuée dans le gouvernorat de Médenine.
Cela nécessite, selon lui, une révision du modèle de protection du littoral ainsi qu’un travail avec le secteur privé, les associations et d’autres partenaires, malgré les obstacles juridiques.
Selon lui, les contours de cette initiative, encore au stade préliminaire, consistent à établir des partenariats et des accords entre tous les intervenants, compte tenu de la faiblesse des moyens de l’Agence nationale de protection et d’aménagement du littoral (APAL) et de son incapacité à protéger seule 340 km de côtes, notamment dans un contexte de changement climatique.
Par ailleurs, le ministre s’est rendu à l’île de Djerba, où il a présidé l’atelier de lancement du projet de soutien à la gestion efficace de la zone maritime et côtière de Ras Rmel, Lors de cet atelier, il a annoncé une intervention visant à protéger six réserves, de l’île de Galite à l’île de Djerba, afin d’en faire un rempart pour la Tunisie, indiquant que
que Djerba constituera un modèle pour le lancement de projets similaires dans les réserves tunisiennes.
Il a, d’autre part, donné le coup d’envoi de l’accord relatif à l’élaboration d’un plan de gestion de la réserve côtière et marine de Ras Rmel, conclu entre l’APAL et l’Association Jlij pour l’environnement marin, financé par le Fonds de développement pour les aires marines et côtières protégées (AMCP). Il s’agit de la sixième convention de l’Agence pour la mise en Å“uvre d’activités de gestion dans les espaces marins et côtiers, après celles de Galite, Zembra, les Kuriat, Kuriya et Kerkennah.
Selon Marwa Douma, ingénieure à l’APAL, l’accord s’étend sur cinq ans et s’achèvera fin 2030. Dans une première phase, plusieurs activités de gestion effective de la réserve de Ras Rmel seront mises en Å“uvre, pour un budget de 287 000 dollars.
Lors de cet atelier, un nouveau projet a également été présenté. Il concernera le littoral nord de l’île de Djerba à travers un rechargement artificiel des plages en sable sur une longueur de 9 km, pour un coût estimé à 85 millions de dinars et une durée de réalisation de 18 mois. Son lancement est prévu prochainement, après finalisation des procédures de financement.


