
Cette édition 2026 vise à être un espace de visibilité pour tous les artistes de diverses régions et générations confondues au service d’une décentralisation culturelle et sera un évènement semestriel (janvier et juin).
La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a inauguré samedi 24 janvier la deuxième en présence de nombreux artistes plasticiens venus de divers gouvernorats de la Tunisie, de critiques, de chercheurs, des intellectuels et des représentants des médias..
Ce Salon qui se tient jusqu’au 24 février 2026 fait suite au succès de la première édition, organisée en juin 2025 et vise à être une plateforme d’expression pour toutes pour des expériences et diverses visions artistiques, a déclaré la directrice générale du MACAM, Ahlem Bousandel, lors d’une conférence de presse précédant l’ouverture officielle.
Elle a ajouté que le Salon entend poursuivre sa vision comme moyen d’expression artistique ouverte à la diversité, sans contraintes stylistique ni conceptuelle, tout en recherchant un équilibre entre les approches académiques, les tendances contemporaines et les méthodes expérimentales.
Elle a souligné que le Salon national Arts Plastiques a été conçu comme un projet culturel visant à être un espace de rencontre périodique aux artistes, à soutenir les talents émergents et à les intégrer à un mouvement artistique dynamique fondé sur l’interaction, la pensée critique et la promotion de la culture des arts visuels.
Cette initiative cherche également à assurer la continuité du discours critique sur les arts visuels et à refléter l’évolution de la scène artistique tunisienne.
Ce deuxième Salon présente au public 69 œuvres sélectionnées parmi 155 candidatures, suite à un processus rigoureux d’évaluation et de sélection supervisé par une Comité de sélection.
Les œuvres choisies sont le fruit de sept disciplines à savoir la peinture, la sculpture, la céramique, la gravure, le textile, la photographie et les installations, qui témoignent de la multiplicité des supports et des styles, ainsi que de la diversité des visions artistiques à l’image de la diversité des courants artistiques en Tunisie.
Les œuvres exposées explorent des approches expressionnistes et abstraites, ainsi que des expérimentations conceptuelles qui utilisent la couleur, la ligne et l’espace comme éléments symboliques et esthétiques. Elles soulèvent des questions relatives à l’identité, à la mémoire et aux transformations sociales et humaines dans leurs dimensions profondes et universelles, tout en retrouvant tout de même une pléiade d’artistes classiques que l’on retrouve dans de nombreux évènements dédiées aux arts en Tunisie sans véritable changement majeur quant-au choix des œuvres.
En parallèle de l’exposition, le salon a prévu un programme culturel qui voudrait enrichir l’expérience artistique et approfondir le débat sur les arts visuels.
Des rencontres seront organisées sur ” Le défi actuel de la pratique des arts plastiques en Tunisie : actualisation du concept et compréhension de la pratique” le 30 janvier et sur La propriété intellectuelle dans le domaine des arts plastiques” le 13 février.
Des ateliers seront organisés à l’attention du public les 31 janvier, le 1er, le 7 et le 8 février.
Le 1er atelier de dessin sera encadré par Soulef Mabrouk et Nesrine Habib, suivi d’un atelier de céramique artistique encadré par Nasreddine Farhti, Bilal Grani et Mohamed-Ali Darouche.
Ensuite toute une journée de sensibilisation à la poterie de Sejnène aura lieu le dimanche 8 février 206.


