
Dans une publication diffusée sur la page L’Observatoire tunisien de la météo et du climat, l’expert a rappelé plusieurs épisodes marquants, notamment les inondations :
- de 1990,
- celles de Nabeul en 2018,
- du Sahel en 2020,
- jusqu’à la catastrophe de janvier 2026 qui a frappé les gouvernorats du Nord et du Sahel, provoquant d’importants dégâts matériels et des pertes humaines.
Amer Bahba explique scientifiquement ces phénomènes extrêmes par la combinaison de dépressions d’altitude (gouttes froides), de dépressions sahariennes et de flux d’est. Ces configurations atmosphériques entraînent, en quelques jours, des précipitations équivalentes, voire supérieures, aux moyennes annuelles.
Texte intégral de la publication :
Les principales inondations dans l’histoire enregistrée en Tunisie
Inondations de 1969 : Les plus graves jamais enregistrées en Tunisie. Survenues entre septembre et octobre 1969, elles ont causé la mort de 542 Tunisiens. Elles ont touché l’ensemble du pays, notamment les régions du Centre. Les gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid, Kasserine, Gafsa, Sfax, Gabès, Siliana et le Sahel ont été particulièrement affectés.
Records de précipitations : Hajeb El Ayoun (1 231 mm), Makthar (857 mm), Bargou (835 mm), Hencha (790 mm), El Jem (782 mm), Teboulba (755 mm), Sbeitla (719 mm). Des volumes équivalant à deux à quatre fois la moyenne annuelle.
Inondations de 1990 : Entre le 21 et le 23 janvier, principalement dans le Centre et le Sud. Les cumuls ont atteint entre 300 et 450 mm en trois jours. Bilan : 60 décès.
Inondations de Nabeul 2018 : Le 22 septembre, 297 mm sont tombés en six heures à Béni Khalled. Plusieurs villes ont dépassé 200 mm. Six décès ont été enregistrés.
Inondations du Sahel 2020 : Début septembre, 541 mm à منزل فارسي [à vérifier], 516 mm à Moknine, 500 mm à Béni Hassan (gouvernorat de Monastir). La plupart des villes ont enregistré entre 300 et 350 mm en deux semaines, soit l’équivalent d’une année de pluie.
Inondations des 19 et 20 janvier 2026 : Les cumuls ont dépassé 200, 300 et localement 350 mm dans plusieurs gouvernorats, notamment Nabeul, Monastir, Zaghouan, Tunis et Ben Arous. Les dégâts matériels sont importants. Cinq décès ont été signalés à Moknine et quatre marins sont portés disparus à Teboulba.
- D’autres inondations ont marqué les années 1973 (bassin de la Medjerda et Sahel),
- 1982 à Sfax, 1995 à Sousse et Tataouine,
- 2003 et 2006 à Tunis et dans le bassin de la Medjerda,
- 2009 à Redeyef et dans le Sahel,
- 2012 à Mahdia, ainsi qu’en 2016.
- Les cumuls variaient entre 100 et 250 mm et ont causé des dizaines de morts.
La majorité de ces épisodes est liée à des dépressions d’altitude, des gouttes froides, des dépressions sahariennes et des flux d’est.
CHIFFRES CLÉS
- 1 231 mm — Record de pluie enregistré à Hajeb El Ayoun en 1969.
- 542 victimes — Bilan humain des inondations de 1969.
- 450 mm — Cumul maximal en trois jours lors des inondations de 1990.
- 297 mm — Pluie tombée en six heures à Béni Khalled en 2018.
- 350 mm — Cumuls enregistrés dans plusieurs gouvernorats en janvier 2026.


