
Selon un communiqué, les travaux de contrôle menés par la Cour ont mis en évidence de nombreux manquements.
Les pertes enregistrées par seulement 11 structures publiques ont été estimées à environ 1.070 millions de dinars, précise le communiqué, soulignant que parmi les institutions concernées figurent notamment la compagnie Tunisair, dont les pertes ont dépassé 316 millions de dinars, ainsi que l’Office de la marine marchande et des ports, avec des pertes avoisinant 291 millions de dinars.
Ces dépassements, qualifiés de « crimes » dans le communiqué, sont dus au versement de salaires, primes et indemnités sans fondement légal, conjugué à la faiblesse des mécanismes de contrôle et de suivi.
Le chef de l’État a souligné que « ces chiffres alarmants reflètent l’ampleur de la dégradation et du sabotage systématiques qu’a connus le pays », estimant qu’il est impératif d’en tirer les conséquences juridiques face à une corruption qui s’est enracinée dans de nombreux rouages de l’État.
Le président Saïed a également affirmé que « le peuple tunisien a le droit de récupérer intégralement son argent.
Les rapports sont importants, mais plus importantes encore sont les suites et les résultats qui doivent en découler », insistant sur la nécessité de réviser plusieurs législations et d’éliminer les causes ayant conduit à une situation intenable.
Il a rappelé que « le peuple a le droit d’exiger la reddition des comptes et la redevabilité, car il s’agit de son argent qui a été spolié et de ses droits qui ont été confisqués ».
Le président de la République a précisé que l’objectif n’est pas de créer des tribunaux pour régler des comptes, mais de garantir une Cour des comptes et une justice efficaces et équitables.


