Les intervenants au forum de l’agence TAP intitulé: “L’investissement dans les infrastructures sportives: pour une meilleure compétitivité du sport tunisien”, ont mis en avant le rôle déterminant de la qualité des infrastructures sportives dans l’amélioration des performances.

Organisée à l’occasion de la Journée de l’information sportive, jeudi au siège de l’Union des Radios des Etats arabes, la rencontre a réuni plusieurs responsables représentant différentes structures et institutions du secteur sportif.

Hanène Jemaiel, directrice générale du Centre national de médecine et des sciences du sport, a souligné que l’entretien régulier des infrastructures sportives contribue directement à la prévention des blessures et au développement de la performance. Elle a rappelé que les installations sportives modernes ne se limitent plus aux stades et aux salles de compétition, mais incluent également des espaces complémentaires tels que les centres de rééducation et les vestiaires.

Elle a insisté sur la nécessité de respecter les normes internationales de sécurité, tout en mettant en garde contre les risques liés à la dégradation des équipements, qui peuvent parfois mettre fin prématurément à la carrière des athlètes.

De son côté, Chiraz Bouraoui, directrice des services communs à la Cité nationale sportive, a donné un aperçu historique de cette institution ainsi que de ses principales composantes, mettant en avant son rôle stratégique dans l’organisation des grands événements sportifs nationaux.

Elle a dressé un bilan chiffré des compétitions et manifestations sportives nationales et internationales organisées en 2024, évoquant les causes de la dégradation de certaines installations, notamment la surexploitation des stades.

A ce propos, Bouraoui a indiqué que le stade Hamadi Agrebi de Radès a accueilli 58 matches en 2025, dépassant largement le seuil annuel recommandé de 30 rencontres. Elle a également pointé du doigt les actes de vandalisme qui entravent les opérations de maintenance, appelant à une adaptation du cadre législatif afin de faciliter l’entretien des infrastructures.

Sous le titre “l’investissement comme levier de compétitivité”, Moufid Ben Kaabia, directeur de la planification et de l’évaluation au ministère de la Jeunesse et des Sports, a passé en revue l’évolution du réseau national des infrastructures sportives jusqu’à 2025, dont les salles de sports collectifs et individuels, les satdes de football en gazon naturel et gazon synthétique, les installations rénovées, ainsi que les piscines couvertes et les pistes d’athlétisme synthétiques.

Selon Ben Kaabia, l’évolution de ce réseau a favorisé l’essor de l’activité sportive, avec 40.497 compétitions organisées en 2025, dont 20.665 dans les sports collectifs et 19.832 dans les sports individuels, en plus de 19 manifestations sportives internationales.

Il a également rappelé que 13 centres publics de préparation et de formation de l’élite sportive ont entamé leures activités en 2024 dans plusieurs disciplines et à travers tout le pays.

Pour sa part, le directeur du Complexe sportif international de Aïn Draham, Wajih Grami, a mis en avant le rôle de cette infrastructure en tant que pôle sportif et de développement régional. Il a souligné son attractivité croissante auprès des clubs et des sélections tunisiennes et étrangères, grâce à la qualité de ses équipements, à la diversité de ses installations et à son emplacement naturel privilégié au milieu des forêts de Ain Draham, bénéficiant d’un climat tempéré, notamment en été.

Il a précisé que le complexe, qui s’étend sur 13 hectares à près de 800 mètres d’altitude, a accueilli en 2025 quelque 68 équipes et sélections ayant effectué 82 stages de préparation. Il a rappelé que ce complexe est composé de terrains de football, de salles de sport, des pistes d’athlétisme, outre un espace d’hébergement et des circuits forestiers et des parcours de santé.

Grami a également insisté sur l’importance d’allouer des ressources suffisantes à l’entretien et la maintenance des infrastructures du complexe, afin de préserver sa durabilité, de réduire les blessures et d’améliorer les performances des athlètes.

Il a considéré que l’entretien régulier des installations sportives n’est pas une simple opération technique, mais plutôt un véritable investissement stratégique, indiquant que les dépenses consacrées à la maintenance en 2025 ont atteint 434 245 dinars.