Les crédits alloués à l’indemnisation des propriétaires expropriés dans le cadre du projet du barrage de Raghai, dans la délégation de Ghardimaou (Gouvernorat de Jendouba), s’élèvent à environ 2,2 millions de dinars.

Plus de 1,7 million de dinars ont d’ores et déjà été versés aux ayants droit parmi les habitants et les propriétaires de fermes riveraines du site, conformément à la législation relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique, selon des données du conseil régional du gouvernorat.

Le projet du barrage de Raghai à Ghardimaou, qui s’étend sur près de 250 hectares et dont le coût est estimé à 250 millions de dinars, vise à protéger les villes de Ghardimaou, Oued Mliz, Jendouba et Boussalem contre les inondations, à assurer l’approvisionnement en eau potable d’environ 100 mille habitants, ainsi qu’à alimenter le réseau d’irrigation et la nappe phréatique de la région.

Les travaux du projet, réalisés par des entreprises tunisiennes, égyptiennes, indiennes, chinoises et françaises, ont démarré au cours du quatrième trimestre de 2025 et devraient s’achever dans un délai de cinq ans et demi.

Une fois parachevé, le barrage devrait atteindre une capacité de stockage de 30 millions de m3 d’eau douce, dans une zone caractérisée par une pluviométrie élevée par rapport au reste du pays.

La réalisation du projet s’appuie sur le décret n° 2024-57 du 11 janvier 2024, portant création d’une unité de gestion par objectifs pour la réalisation du projet de construction du barrage Raghai et fixant son organisation et les modalités de son fonctionnement.

À noter que l’Oued Raghai provoque fréquemment la coupure des routes menant aux villes de Ghardimaou, Jendouba et Oued Mliz à chaque épisode de fortes pluies et d’inondations, entraînant des dégâts aux exploitations agricoles et affectant de nombreux habitants.