Bien que la part des pays africains dans le volume des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle planétaire soit marginale et minime, il n’en demeure pas moins qu’ils sont paradoxalement les premiers à subir les retombées néfastes des changements climatiques résultant du phénomène du réchauffement global.

Tels étaient les propos tenus par le chef du gouvernement, Ahmed Hachani lors d’une allocution prononcée, hier mercredi, en marge de sa participation au premier Sommet Corée-Afrique qui se tient à Séoul.

S’exprimant lors d’une séance d’un Forum d’affaires placée sous le signe “Changements climatiques et énergies décarbonées », le chef du gouvernement a évoqué l’expérience tunisienne en matière de diplomatie climatique, soulignant que notre pays s’est empressé à ratifier de manière proactive les accords bilatéraux ainsi que les conventions multilatérales liés à l’environnement et au climat.

Bien plus, a ajouté le chef du gouvernement, la Tunisie a mis sur pied une stratégie qui table sur un développement « bas carbone » à l’horizon 2050 en s’appuyant essentiellement sur une stratégie nationale de transition énergétique qui vise dans sa substance à réduire le déficit énergétique de la Tunisie à travers la production des énergies renouvelables pour atteindre 35% d’ici 2030.

Le chef du gouvernement a saisi l’occasion pour rappeler que la Tunisie s’impose aujourd’hui en tant que pays qui dispose d’un fort potentiel en énergies renouvelables et d’une position géographique privilégiée qui fait d’elle une destination de renommée mondiale tant convoitée par les investisseurs étrangers opérant dans le domaine des énergies propres et de l’économie verte.

Hachani a par ailleurs souligné qu’il est possible d’envisager un avenir énergétique « zéro carbone », pourvu que la communauté internationale mobilise les financements nécessaires au profit des pays africains afin de renforcer leur résilience face à l’imparable changement climatique et ses répercussions économiques, et partant, promouvoir la recherche scientifique, la formation professionnelle et le renforcement des capacités dans le domaine des énergies renouvelables.