Vendredi 15 juillet 2022, le Conseil exécutif de l’Union africaine, depuis Lusaka en Zambie, a voté pour le Rwanda comme futur siège de la nouvelle agence africaine du médicament.

Pourtant, depuis plusieurs mois, la Tunisie –et d’autres pays également- ont multiplié la diplomatie de couloir en vue d’abriter ce siège. En vain, et ce malgré des atouts indéniables en termes d’infrastructures de santé et du médicament.

La question consiste à savoir si la Tunisie a suffisamment fait carburer sa diplomatie pour montrer ses atouts, ou bien si l’on préféré laisser les choses aller d’elles-mêmes.

En tout cas, une chose est sûre : si le siège de l’Agence africaine du médicament a échappé à la Tunisie, en dépit de ses nombreux atouts, c’est que sa diplomatie n’a pas suffisamment d’ancrage dans les arcanes diplomatiques africaines.

Ici, on se consolera peut-être en disant que nos voisins de l’ouest, en l’occurrence l’Algérie, n’ont pas eux aussi réussi à avoir ledit siège.

On rappellera qu’en 2016, alors que le candidat de la Tunisie au poste de président de la Banque africaine de développement (BAD), qui avait l’un des CV le plus consistant parmi les candidats, avait été éliminé à la surprise générale dès le premier tour. Pourtant, durant plusieurs mois, webmanagercenter.com avait attiré l’attention sur le fait qu’il ne fallait pas considérer l’effet « délocalisation de la BAD en Tunisie » comme un atout. On connaît la suite.