Le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, lance un appel à l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’ensemble des partenaires de la Tunisie à soutenir et à accompagner le pays dans la mise en œuvre des réformes prioritaires.

S’exprimant, jeudi 4 avril 2019, lors d’une conférence tripartite à l’occasion de la célébration du centenaire de l’OIT sur le thème “Coopération fructueuse et perspectives prometteuses”, organisée par le ministère des Affaires sociales en partenariat avec le bureau de l’OIT en Tunisie, Trabelsi a fait savoir que ces réformes portent, notamment sur l’instauration de socles nationaux de protection sociale, la création d’un Fonds d’assurance contre la perte d’emplois, le développement des entreprises de recyclage et de formation et la réduction du taux de chômage.

Le ministre a souligné que les enjeux socioéconomiques dans le pays exigent de renforcer davantage les relations avec l’OIT en tant que partenaire privilégié afin de mettre en œuvre les différents volets du programme pour la promotion du travail décent ayant trait, notamment, à la croissance économique, le développement régional, les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, les relations professionnelles, le travail décent et la protection sociale.

Trabelsi souligne l’importance de la célébration du centenaire de l’OIT qui offre, a-t-il dit, l’opportunité de passer en revue les réalisations qu’elle a accomplies et de prospecter l’avenir à la lumière des mutations profondes survenues dans le monde, évoquant, à cet égard, le rapport de la commission mondiale de haut niveau sur l’avenir du travail publié le 22 janvier dernier.

Il indique que la Tunisie a adhéré aux orientations de l’OIT dont, notamment, celles visant à développer les activités normatives et à garantir un environnement propice au travail décent.

La Tunisie a ratifié 63 conventions et un seul protocole de l’OIT et s’est employée à harmoniser la législation nationale avec les normes internationales du travail, selon l’orateur.

Il rappellera que la signature du contrat social le 14 janvier 2013 entre les trois partenaires de la production (UGTT, UTICA et gouvernement) avec le soutien du bureau international du travail est venue concrétiser le partenariat fructueux établi entre la Tunisie et cette organisation dans la mesure où il s’agit d’un pas important sur la voie de la transition démocratique et l’instauration d’une démocratie sociale.

C’est dans ce cadre, a-t-il dit, que s’inscrit la signature, le 1er juillet 2017, du programme pour la promotion du travail décent entre la trois partenaires sociaux et le directeur général de l’OIT qui vise à renforcer la prise de conscience commune et à impulser le partenariat avec cette organisation.

Trabelsi a estimé que la création du conseil national du dialogue social qui a tenu son assemblée constituante le 27 novembre 2018 figure parmi les principales réalisations accomplies dans le cadre de la coopération entre la Tunisie et l’OIT puisqu’il s’agit du cadre idoine favorisant un dialogue social tripartite permanent et efficace sur les questions socioéconomiques.