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| ésentation le 8 septembre 2014 à Seattle, Etat de Washington (Photo : Mat Hayward) |
[09/09/2014 12:57:22] Paris (AFP) L’éditeur Activision Blizzard espère faire du jeu vidéo “Destiny”, l’un des plus chers jamais créés, le premier épisode d’une saga à succès, au moment où son fer de lance “Call of Duty” commence à montrer des signes d?essoufflement.
Le groupe américain a dépensé 500 millions de dollars (environ 386 millions d’euros) pour ce projet développé par Bungie, le studio à l’origine de la série “Halo” et auparavant associé à Microsoft.
“Cette somme ne concerne pas uniquement la création du jeu”, tempère Michael Sportouch, vice-président d’Activision Europe, interrogé par l’AFP. “Elle regroupe tout l’investissement nécessaire à la mise en place de la licence, notamment en termes de marketing.”
Loin du réalisme d’un “Call of Duty”, cette nouvelle production aux allures de space-opéra, lancée mardi en Europe et aux Etats-Unis, prend place dans un futur post-apocalyptique. Le joueur dirige un gardien en lutte contre d’obscures forces menaçant la stabilité de l’univers.
Si la forme reste classique pour un jeu de tir en vue subjective (l’action est vue à travers les yeux du héros), ce projet, qui a demandé cinq années de travail, tente néanmoins d’innover dans son déroulement, en rompant avec la succession de niveaux dont les évènements sont prédéterminés, comme c’est le cas chez la majorité de ses concurrents.
En l?occurrence, il s’agit de réaliser diverses missions, sans suivre forcément un ordre établi, dans un monde persistant où d’autres joueurs sont également présents. En éliminant des ennemis, le personnage devient plus fort et peut améliorer son arsenal.
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| à Seattle, Etat de Washington (Photo : Mat Hayward) |
Dans un secteur où les nouveaux volets de sagas déjà connues se taillent la part du lion en termes de ventes, imposer un nouveau nom constitue un défi.
– engouement du public –
Pour le relever, Activision Blizzard s’est attaché à distiller au compte-gouttes les informations et les images depuis un an et demi, attisant l’attente des joueurs. Ce qui a permis à “Destiny” de battre le record de précommandes pour une nouvelle licence annoncé par les revendeurs américain Gamestop et britannique Game, sans que ceux-ci ne communiquent toutefois le moindre chiffre.
Une version d’essai du jeu, encore en développement, a toutefois permis de jauger l’engouement du public en juillet puisque 4,6 millions de personnes y ont pris part.
Des données encourageantes pour Activision Blizzard, confronté au ralentissement des ventes de sa poule aux oeufs d’or, “Call of Duty”, qui appartient au même genre.
Cet été, l’éditeur avait ainsi reconnu que le recul de ses ventes au premier semestre 2014 tenaient pour partie à la moindre performance du dernier épisode de “Call of Duty”, sorti en novembre 2013, par rapport à celui lancé un an auparavant.
Avec “Destiny”, le groupe américain risque-t-il cependant de faire de l’ombre au prochain volet de sa série-phare, annoncé pour novembre ?
“Nous avons la chance d’avoir un marché du jeu vidéo dynamique, en forte progression. C’est pourquoi nous pensons que les deux séries peuvent cohabiter et qu’il y a même de la place pour d’autres jeux concurrents”, a relevé le vice-président de l’éditeur.
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| éo à Cologne, en allemagne, le 14 août 2014 (Photo : Patrik Stollarz) |
Activision Blizzard peut en effet espérer profiter du démarrage en fanfare des consoles Playstation 4 et Xbox One, écoulées à plus de 15 millions d’exemplaires et qui accueillent les versions les plus abouties du jeu.
“Destiny” est également disponible sur les plus anciennes Playstation 3 et Xbox 360, dans des versions moins jolies. En revanche, il n’est pour le moment pas annoncé sur PC.





