Sony : l’ex-patron Howard Stringer quitte toutes ses fonctions

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ôtés de Kazuo Hirai (g), le 2 février 2012 à Tokyo (Photo : Kazuhiro Nogi)

[11/03/2013 07:59:08] TOKYO (AFP) L’ex-patron du géant de l’électronique japonais Sony, Howard Stringer, a indiqué qu’il allait quitter ses fonctions de président du conseil d’administration après avoir déjà cédé les rênes de la maison à son bras droit Kazuo Hirai l’année dernière.

Dans un discours prononcé vendredi à la Japan Society à New York. M. Stringer a expliqué son intention de prendre sa retraite totale de Sony à l’issue de la prochaine assemblée générale des actionnaires en juin.

“Howard Stringer m’a fait part de son désir de ne pas continuer en tant que président du conseil d’administration à la fin de son mandat actuel”, a confirmé dans un communiqué l’actuel patron de Sony, Kazuo Hirai, qui a rendu hommage à son mentor.

“J’ai eu la chance d’avoir de nombreuses occasions de travailler avec Howard Stringer et de développer avec lui une amitié forte sur une période de plusieurs années”, a déclaré M. Hirai.

Howard Stringer qui, malgré ses 71 ans semble nourrir d’autres projets professionnels, était arrivé à la tête de Sony en 2005. Il s’était alors donné pour mission de transformer l’entreprise pour la rendre plus flexible et compétitive dans un univers de plus en plus concurrentiel.

Son but, en partie atteint, était de mieux marier les produits Sony (TV, caméras, appareils photo, consoles, baladeurs, etc.) et les contenus (films, musiques, jeux), de modifier son mode de fonctionnement, quitte à sacrifier des milliers d’emplois et à fermer nombre d’usines par souci de rentabilité.

Alors que son plan était en bonne voie et que Sony affichait des résultats records en 2007-2008, artificiellement aidé par la faiblesse du yen à ce moment, la crise financière internationale de 2008-2009 a totalement renversé la donne, porté un coup sévère aux structures du géant, forcé alors de redoubler d’efforts.

Depuis, les mesures prises pour diminuer les coûts ont eu quelques effets, mais après avoir souffert de l’ascension historique de la monnaie japonaise, le groupe est contraint de faire du tri dans ses biens et activités pour tenter de recouvrer une rentabilité durable sous la houlette de Kazuo Hirai.