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| La Bourse de New York (Photo : Spencer Platt) |
[11/01/2013 15:41:13] NEW YORK (AFP) Wall Street évoluait en léger recul peu après l’ouverture vendredi, les investisseurs hésitant face à une salve d’indicateurs contrastés en provenance d’Asie, d’Europe ou des Etats-Unis et aux résultats de Wells Fargo: le Dow Jones lâchait 0,15% et le Nasdaq 0,14%.
Vers 15H15 GMT, le Dow Jones Industrial Average perdait 20,58 points à 13.450,64 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 4,43 points à 3.117,33 points.
L’indice élargi Standard and Poor’s 500, qui a terminé la veille à un plus haut en cinq ans, reculait de 0,25% (-3,69 points), à 1.468,43 points.
La Bourse de New York avait fini la séance en hausse jeudi, aidée par l’excédent commercial de la Chine et par la performance des valeurs bancaires et technologiques: le Dow Jones avait pris 0,60% à 13.471,22 points et le Nasdaq 0,51% à 3.121,76 points.
Les investisseurs restent en retrait, “digérant une pléthore d’indicateurs macro et microéconomiques”, ont remarqué les analystes de Charles Schwab.
L’accélération des prix à la consommation en décembre en Chine “a refroidi les attentes de mesures de soutien à la deuxième économie mondiale”, Pékin ayant fait de la lutte contre l’inflation l’une des ses priorités, ont-ils noté.
La mise en place par le gouvernement conservateur japonais de Shinzo Abe d’un plan de soutien économique d’une ampleur de 175 milliards d’euros afin de sortir le pays de l’ornière en stimulant l’activité, apportait toutefois un soutien au marché.
Pour Patrick O’Hare, de Briefing.com, la rechute de la production industrielle espagnole en novembre, qui a reculé de 7,2% sur un an, et la progression de seulement 0,3% de la production industrielle au Royaume-Uni sur la même période participaient aussi “au manque d’enthousiasme du marché”.
De l’autre côté de l’Atlantique, le déficit commercial des Etats-Unis a bondi en novembre pour atteindre son niveau le plus élevé en sept mois sous l’effet d’importations de biens de consommation d’un montant record.
Cela “devrait avoir un impact négatif sur le PIB au quatrième trimestre”, selon M. O’Hare.
Les investisseurs recevaient enfin avec scepticisme les chiffres, meilleurs que prévu, de la première banque américaine à publier ses résultats trimestriels, Wells Fargo (-1,40% à 34,90 dollars), ce qui faisait reculer l’ensemble des valeurs financières.
Bank of America perdait 1,91% à 11,55 dollars, Citigroup 1,83% à 42,04 dollars, JPMorgan Chase 1,32% à 45,54 dollars, Morgan Stanley 0,93% à 20,15 dollars et Goldman Sachs 0,74% à 136,35 dollars.
Le groupe de cartes de crédit American Express, qui a annoncé jeudi la suppression de 5.400 emplois tout en annonçant un bénéfice trimestriel meilleur qu’attendu, gagnait en revanche 1,30% à 61,58 dollars.
Le numéro deux américain de l’énergie, Chevron, qui table désormais sur des bénéfices pour le quatrième trimestre “substantiellement supérieurs” à ceux du troisième trimestre, grimpait de 1,08% à 111,67 dollars.
Le titre de Boeing reculait de 2,33% à 75,29 dollars alors que l’Agence fédérale américaine de l’aviation (FAA) a annoncé l’ouverture d’une enquête de fond sur la sécurité du Boeing 787, après une semaine noire marquée par cinq incidents survenus à bord du nouveau long-courrier du constructeur aéronautique.
Le distributeur américain d’électronique Best Buy, en grandes difficultés, bondissait de 12,52% à 13,74 dollars après l’annonce d’une stabilisation de ses ventes pendant la saison des fêtes.
Le constructeur automobile américain Ford Motor, qui va recruter 2.200 cols blancs cette année dans ses usines américaines, s’appréciait de 0,92% à 13,96 dollars.
Le marché obligataire reculait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans évoluait à 1,910% contre 1,894% jeudi, et celui à 30 ans à 3,089% contre 3,079% la veille.



