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| ès de la Bourse de New York (Photo : Stan Honda) |
[06/10/2012 09:02:19] NEW YORK (AFP) Enhardie par de bonnes statistiques aux Etats-Unis, la Bourse de New York se lance dans la saison des résultats d’entreprises avec une confiance accrue, tout en gardant un oeil sur l’Europe, et en particulier sur un éventuel sauvetage financier de l’Espagne.
Au cours des cinq dernières séances, le Dow Jones Industrial Average, indice des 30 valeurs vedettes de Wall Street, a avancé de 1,29%, terminant vendredi à 13.610,15 points, à son plus haut depuis le 10 décembre 2007.
Le Nasdaq, à dominante technologique, a pour sa part progressé de 0,64% à 3.136,19 points.
L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a gagné 1,41%, pour finir à 1.460,93 points.
Entamant le quatrième trimestre sur une note optimiste, les courtiers de Wall Street vont désormais se focaliser sur la saison des résultats d’entreprises américaines pour le trimestre précédent, qui commence mardi avec les chiffres trimestriels du géant de l’aluminium Alcoa et un aperçu des résultats du pétrolier Chevron, qui publiera ses chiffres de production.
“On se concentrera avant tout sur les perspectives des sociétés”, a indiqué Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis.
“En Europe, les prévisions de bénéfices ont intégré tout ralentissement à la fois mondial et local. C’est un peu moins le cas aux Etats-Unis, donc on va regarder le niveau de prudence, les signaux envoyés par cette saison des résultats”, a-t-il précisé.
Une vue partagée par d’autres analystes. Pour Stéphane Ventilato, de Banca IMI Securities, quelles que soient les performances des entreprises américaines au cours d’un trimestre estival considéré comme “moins important du point de vue statistique” que les derniers mois de l’année, “ce sont les perspectives qui sont essentielles”.
“Le marché va regarder au-delà, dans un contexte devenu plus favorable”, a-t-il insisté.
En effet, “un chiffre pas mauvais” du chômage vendredi, qui a reculé de 8,1% à 7,8% en septembre, a ponctué une semaine encourageante pour les marchés financiers américains, avec un rebond de l’activité des industries manufacturières, une accélération de l’activité non-manufacturière et des embauches privées supérieures aux attentes, a relevé M. Lefeuvre.
Cette tendance mettait un terme, selon lui, “à une hausse du prix des actions un peu artificielle au regard des nouvelles économiques” jusque-là en demi-teinte, beaucoup attribuant cette tendance haussière au concours financier des banques centrales des deux côtés de l’Atlantique.
Pour Jason Schenker, de Prestige Economics, la bonne nouvelle du recul du chômage était cependant à relativiser, “le pays n’ayant créé que 114.000 emplois contre 202.00 en septembre” 2011.
D’autre part, un chiffre plus solide qu’attendu dans le secteur de l’emploi signifiait aussi que la Réserve fédérale américaine (Fed) “pourrait être moins encline à poursuivre sa politique d’assouplissement monétaire”, a souligné Chris Low, de FTN Financial.
En outre, la bonne humeur des places financières restait “modeste” en raison de la réticence de l’Espagne, la quatrième économie de la zone euro, à demander son sauvetage financier, à la grande frustration des courtiers qui espéraient un dénouement de cette situation d’ici au prochain sommet européen les 18 et 19 octobre, ont noté les analystes de Barclays.
Autre facteur de préoccupation, “les indicateurs économiques disponibles sur (la Chine) sont particulièrement décevants depuis plusieurs semaines: l’activité industrielle se dégrade rapidement et les mesures de soutien (…) ne semblent pas porter leurs fruits”, ont noté les experts de Aurel Economic Research.
Du côté des indicateurs américains, Wall Street se penchera notamment sur la confiance des consommateurs vendredi.



