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| érence de presse le 9 février 2012 à Bruxelles (Photo : Olivier Vin) |
[07/08/2012 09:22:54] BRUXELLES (AFP) Le bancassureur belge KBC a enregistré une lourde perte au deuxième trimestre en raison de désinvestissements ayant entraîné des pertes de valeur importantes, mais a fait un peu mieux que prévu en dehors de cela grâce à de solides performances commerciales
Le groupe a annoncé en outre avoir réduit de “manière substantielle” son exposition aux obligations d’Etat italienne et espagnoles au deuxième trimestre.
Sur la période d’avril à juin, le groupe a essuyé une perte de 539 millions d’euros contre un bénéfice de 333 millions un an plus tôt, a-t-il annoncé mardi.
Les analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires tablaient sur un résultat net de 328 millions d’euros.
En cause: les cessions prévues d’Absolut Bank (Russie), NLB (Slovénie), KBC Banka (Serbie), KBC Deutschland (Allemagne) et Banque Diamantaire Anversoise (Belgique). KBC a révisé à la baisse, dans ses comptes, la valeur de ces actifs en prenant en compte la dégradation de la conjoncture.
“Vu notre détermination à mener à bien ces cessions, nous avons décidé de (…) comptabiliser des pertes de valeur pour les dossiers de désinvestissement. Après impôts, l’impact total de ces pertes de valeur sur le bénéfice est de 1,2 milliard d’euros”, a indiqué Johan Thijs, numéro un de KBC, cité dans le communiqué. Au final, les pertes s’élèvent à 600 millions d’euros car elles proviennent en grande partie du “goodwill”, précise KBC.
“Cet impact négatif sur le capital disparaîtra intégralement lorsque ces désinvestissements seront bouclés”, poursuit le numéro un du groupe.
Sans prendre en compte ces éléments, KBC a clôturé le trimestre sur un bénéfice sous-jacent de 372 millions d’euros contre 528 millions un an plus tôt.
C’est mieux qu’attendu par les analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice sous-jacent de 328 millions d’euros, selon un consensus fourni par KBC.
Un résultat lié aux bonnes performances commerciales du groupe, en Belgique et en Europe centrale notamment, mais qui a été affecté par des provisions pour pertes de crédit en Irlande de 136 millions d’euros au deuxième trimestre. KBC est présent dans le pays via sa filiale KBC Bank Ireland.
“Nous estimons que pour KBC Bank Ireland les charges pour pertes sur crédits sur l’ensemble de l’exercice 2012 se situeront entre 500 et 600 millions d’euros”, a indique le bancassureur même si la situation économique en Irlande semble s’améliorer, avec “la bonne tenue des exportations et les progrès réalisés au niveau de la résorption de la dette publique”.
En Pologne, la cession de Warta (assurance), la filiale locale de KBC, a eu des retombées positives pour le bancassureur belge, soit un gain de 300 millions d’euros sur son bénéfice. Cette opération a également permis à KBC d’améliorer son ratio de solvabilité (“core tier one”) de 0,7% par rapport au trimestre précédent. Il s’est établi à 13,4% fin juin, en prenant en compte les cessions de Kredyt Bank en Pologne et de la banque KBL au Luxembourg.
Sur les six premiers mois de l’année, le groupe a essuyé une perte de 160 millions d’euros contre un bénéfice net de 1,154 milliard un an plus tôt.
Dans son communiqué, KBC a rappelé que son principal objectif “reste l’exécution dans les délais convenus, du plan stratégique conclu avec la Commission européenne et le remboursement en temps voulu des autorités belges”.
KBC avait dû faire appel à trois reprises, en 2008-2009, à l’aide des pouvoirs publics, qui l’avaient renfloué. Pour compenser, Bruxelles avait obtenu un plan de restructuration assurant qu’il réduise son bilan d’environ un quart d’ici 2013, notamment en cédant des activités en Europe de l’est.
Pour le reste de l’année, KBC se monte prudent et indique que les “risques de ralentissement de la croissance économique 2012 et 2013 se sont encore intensifiés ces derniers mois. Ils sont essentiellement liés à la crise de la zone euro et à l’incertitude entourant la politique fiscale des États-Unis après les élections de novembre”.
A 09H20 (07H20 GMT), le titre cédait 0,19% à 18,08 euros à la Bourse de Bruxelles, dans un marché quasi-stable (+0,12%)



