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ésidente brésilienne Dilma Rousseff le 22 juin 2012 à Rio de Janeiro (Photo : Evaristo Sa)

[13/07/2012 20:36:10] BRASILIA (AFP) Le Brésil, confronté à un essoufflement de sa croissance, refuse les mesures d’austérité comme en Europe pour faire face à la crise et baissera les impôts tout en maintenant les investissements et les aides aux plus pauvres, a déclaré vendredi la présidente Dilma Rousseff.

La chef de l’Etat a critiqué à nouveau les mesures d’austérité prises par les Européens comme la réduction des salaires et la hausse des impôts, lors de l’inauguration d’une plate-forme pétrolière dans l’Etat de Bahia (nord-est).

“Le Brésil est sur une autre voie. Notre voie n’est pas celle-ci, n’est pas semblable à la leur. Notre voie est de maintenir les investissements, de faire en sorte que les subventions, les avantages et les gains de ce développement soient distribués”, a affirmé Mme Rousseff.

Elle a dit que la sixième économie du monde renforcerait les mesures d’encouragement à la relance de la croissance et éviterait que la monnaie brésilienne s’apprécie face au dollar au détriment de l’industrie, le secteur le plus touché par la crise.

La présidente du Brésil a rappelé la décision mercredi de la Banque centrale de ramener son taux d’intérêt directeur (Selic) à son minimum historique, soit à 8% l’an contre 12,5% il y a moins d’un an.

Avec la réduction progressive du taux Selic, les autorités espèrent obtenir une baisse des coûts du crédit pour le consommateur.

“Nous poursuivrons cet objectif: la réduction d’impôts et peu à peu nous transformerons la crise en une opportunité” de développement, a dit Mme Rousseff.

La Banque centrale brésilienne a revu récemment à la baisse sa prévision de croissance du PIB de 3,5% à 2,5% en 2012.

La croissance du Brésil avait déjà fortement reculé en 2011 pour tomber à 2,7% en 2011 contre 7,5% en 2010 en raison de la crise économique mondiale.