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ège de la banque espagnole Bankia, à Madrid, le 29 mai 2012 (Photo : Dominique Faget)

[21/06/2012 16:19:51] MADRID (AFP) Les autorités espagnoles ont dévoilé jeudi les résultats des audits indépendants menés sur le secteur bancaire du pays, qui ont calculé des besoins en capitaux allant jusqu’à 62 milliards d’euros, un chiffre bien inférieur aux 100 milliards proposés par la zone euro.

L’Eurogroupe s’est mis d’accord le 9 juin sur un plan de sauvetage des banques espagnoles pour un montant maximum de 100 milliards d’euros.

La demande formelle d’aide européenne, d’abord attendue pendant la réunion jeudi après-midi de l’Eurogroupe à Luxembourg, sera finalement déposée “dans les jours qui viennent”, avait annoncé, plus tôt dans la journée, le ministre de l’Economie Luis De Guindos.

Deux cabinets indépendants, l’américain Oliver Wyman et l’allemand Roland Berger, avaient été choisis pour mener un audit complet du secteur bancaire espagnol, fragilisé depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, ce qui permettra de chiffrer précisément la demande d’aide de l’Espagne.

Il s’agissait d'”identifier la force du système financier espagnol face une détérioration hypothétique de la situation économique très significative et très prononcée”, a expliqué lors d’une conférence de presse le secrétaire d’Etat à l’Economie, Fernando Jiménez Latorre.

Deux scénarios ont été envisagés, l’un de base et l’autre plus dur, avec notamment une récession et une baisse des prix de l’immobilier plus intenses, avec les besoins en capitaux qui en découlent pour les banques sur une période de trois ans, jusqu’en 2014.

Le cabinet Oliver Wyman a estimé un besoin de 16 à 25 milliards d’euros dans le scénario de base, puis de 51 à 62 dans le scénario le plus dur, tandis que le cabinet Roland Berger l’a chiffré à 25,6 milliards et 51,8 milliards selon les scénarios, a expliqué le gouverneur adjoint de la Banque d’Espagne, Fernando Restoy.