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ésident français François Hollande à Bruxelles, le 23 mai 2012 (Photo : John Thys)

[23/05/2012 16:54:07] BRUXELLES (AFP) Le président français François Hollande a souligné mercredi qu’il fallait prendre d’urgence des mesures pour la croissance à son arrivée à Bruxelles où il doit participer à un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement européens, et a confirmé que les euro-obligations feraient partie des discussions.

“Nous avons une obligation, qui est de relever très rapidement les taux de croissance”, a-t-il dit. “C’est tout de suite qu’il convient d’agir pour la croissance”, car sinon “nous n’atteindrons pas les objectifs de réduction des déficits et nous aurons des doutes qui se créeront sur les marchés”, a-t-il expliqué.

“La position de la France est très simple: nous devons respecter notre ordre de marche pour réduire les déficits, mais nous devons mettre de la croissance”, a résumé le président français.

M. Hollande défend notamment l’introduction d’euro-obligations, ou eurobonds, des titres de dette mutualisés dans la zone euro, ce que Berlin refuse.

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ère allemande Angela Merkel, le 23 mai 2012 à Bruxelles (Photo : John Thys)

Les euro-obligations ne sont pas une solution qui contribue à la relance de la croissance, a de son côté estimé mercredi la chancelière allemande Angela Merkel, réitérant ainsi son opposition à la proposition du président français François Hollande à son arrivée à un sommet à Bruxelles.

“Les euro-obligations ne contribuent pas à relancer la croissance dans la zone euro”, a-t-elle déclaré, en soulignant également qu’elles étaient contraires aux traités européens.

“Les eurobonds font partie de la discussion”, a quant à lui confirmé François Hollande, assurant: “nous ne sommes pas venus pour nous confronter, nous devons dire les uns aux autres ce que nous pensons”.

Mercredi soir, “l’enjeu c’est de mettre toutes les propositions pour la croissance sur la table, il y en aura de nombreuses”, mais “aucune ne doit être écartée par principe”, a-t-il dit.

M. Hollande, arrivé vers 17H40 (15H40 GMT) au Conseil après avoir pris le train depuis Paris en compagnie du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, devait avoir plusieurs entretiens bilatéraux avant le début du sommet.

Il devait notamment s’entretenir avec le Premier ministre grec par intérim Panagiotis Pikrammenos, le Premier ministre polonais Donald Tusk, le président du Conseil italien Mario Monti et le président du Parlement européen Martin Schulz, selon l’Elysée