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çais, Valérie Pécresse, le 21 mars 2012 à Paris (Photo : Jacques Demarthon)

[25/04/2012 11:40:03] PARIS (AFP) Paris juge “inacceptable” la demande de la commission européenne d’augmenter le budget de l’Union européenne de près de 7% en 2013, alors que le président Nicolas Sarkozy s’est engagé pour “la stabilité du budget communautaire”, selon Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement.

“Pour nous, il est juste impossible, injustifiable et inacceptable que l’Union européenne demande à chacun de ses membres de faire des efforts de réduction des déficits, de réduction des dépenses, et qu’en même temps, elle propose une augmentation de 7% de son propre budget”, a affirmé Mme Pécresse, lors de son compte rendu hebdomadaire du Conseil des ministres.

Cette demande de Bruxelles a été “l’occasion pour le président de la République”, lors du conseil des ministres, “de rappeler que son engagement à lui c’est la stabilité du budget communautaire”.

“Aujourd’hui, nous demandons à l’Union européenne, comme nous le souhaitons pour la France, une gestion rigoureuse et sérieuse”, a ajouté Mme Pécresse, également ministre du Budget.

En présentant son projet présidentiel, lors d’une conférence de presse le 5 avril, le président-candidat avait annoncé que la France demanderait le gel de sa contribution au budget de l’UE s’il était réélu, une économie annuelle selon lui de 600 millions d’euros.

Déjà, en décembre 2010, Paris, Berlin et Londres s’étaient unis pour demander à Bruxelles un gel du budget de l’UE jusqu’en 2020, en raison du contexte de disette budgétaire général dans l’Union.