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| à Francfort le 6 décembre 2011 (Photo : Daniel Roland) |
[12/12/2011 17:13:35] PARIS (AFP) Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge lundi, tirées vers le bas par les menaces de l’agence Moody’s sur les notes des pays européens et la confirmation d’un “ralentissement de l’activité” des principales économies par l’OCDE.
A la clôture, Paris a enregistré un recul de 2,61%, Londres de 1,83%, Francfort de 3,36%, Milan de 3,79% et Madrid de 3,11%. Partout, les valeurs financières ont été les plus lourdement touchées.
A Wall Street, le Dow Jones reculait de 1,71% et le Nasdaq de 1,92% à 17H00 GMT.
Les Bourses avaient salué positivement vendredi les conclusions du sommet de Bruxelles tenu dans la nuit précédente, mais les inquiétudes ont commencé à se manifester dès ce week-end.
Elles ont été renforcées par un communiqué lundi matin de l’agence Moody’s, qui a regretté “l’absence de mesures” décisives lors de cette rencontre et confirmé qu’elle comptait toujours revoir début 2012 les notes attribuées aux dettes des pays de la zone euro et de l’Union européenne.
“L’absence de mesures (à Bruxelles) pour stabiliser les marchés sur le court terme signifie que la zone euro, et l’Union européenne plus largement, restent sujettes à de nouveaux chocs et que la cohésion de la zone euro demeure sous une menace persistante”, selon Moody’s.
Aucun pays de l’Union monétaire, ni la France ni ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande, voire l’Allemagne n’est à l’abri d’un abaissement de note.
Sa concurrente, Standard and Poor’s, qui menace de dégrader les notes de 15 pays de l’Union monétaire dont la France et l’Allemagne, a prévu pour sa part d’achever son évaluation “le plus tôt possible après le sommet européen”.
“Le chemin de sortie de crise va être long, très long et les délais de mise en oeuvre des engagements des Européens” devraient conduire les investisseurs à se montrer plus prudents avant la fin d?année, estiment les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
L’Italie a cependant levé comme prévu 7 milliards d’euros d’obligations à un an à des taux légèrement en baisse (5,952% contre un record de 6,087% lors de la dernière opération similaire le 10 novembre), signe d’une atténuation de la pression des marchés.
Quant à la France, elle a réussi à lever 6,503 milliards d’euros sur des échances courtes, à des taux d’emprunt en légère baisse par rapport aux précédentes opérations.
Mais, sur le plan macroéconomique, le ciel reste sombre. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a indiqué lundi que ses indicateurs avancés signalaient un “ralentissement de l’activité” des principales économies mondiales au mois d’octobre.
Vers 17H00 GMT, l’euro est tombé sous 1,32 dollar pour la première fois depuis le 4 octobre.



